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des accouplements homosexuels.
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activité sexuelle et d'avoir de nouveau, au bout de peu de temps, des rapports normaux avec des femelles.
Ce dernier fait montre que si les antennes sont les organes de Todorat, elles ne sont pas indispensables à la fonction sexuelle. 11 ressortait, du reste, des expériences de M. Balbiani, qui a bien vu que des bombyx mâles privés d'antennes, qui ne s'agitaient pas comme les autres en présence d'un objet imprégné d'odeurs de femelles, f
étaient néanmoins capables de remplir leurs fonctions sexuelles lorsqu'ils étaient mis en contact avec elles K La section des antennes détermine un état de choc traumatique éphémère pendant lequel la fonction sexuelle la plus fragile est assez affectée pour que l'animal se soumette aux approches d'un autre mâle ; mais il ne s'agit pas d'une action spécifique permanente.
L'influence de l'odorat sur la fonction sexuelle pourrait paraître confirmée par l'attraction (non suivie de rapports anormaux) exercée quelquefois par les mâles qui ont été au contact des femelles sur les autres mâles.
Le résumé des expériences permettra d'apprécier la valeur des conclusions :
conditions anormales. La recherche d'un autre mâle ne se montre qu'en l'absence de femelles, et les rapports ne sont possibles que si un autre mâle a été rendu tolérant par une cause d'épuisement bien caractérisée, comme un coït récent ou un traumatisme. Jusqu'à démonstration expérimentale contraire, l'inversion sexuelle spontanée peut être niée aussi chez le bombyx.
On peut d'ailleurs reconnaître encore dans d'autres conditions les rapports qui existent chez les animaux entre la perte du soi-disant sens moral et les troubles de la sensibilité ; l'homophagie chez le chien peut être liée à un défaut sensoriel*.
Des stratagèmes analogues à celui que nous avons emplqyé, ont été utilisés dans le métissage chez des animaux plus élevés en organisation et chez lesquels on a obtenu des accouplements féconds.
Dans l'accouplement des insectes mâles, pas plus que dans les accouplements anormaux des autres animaux, on ne trouve la preuve de l'existence de l'inversion sexuelle congénitale, comme on l'entend chez l'homme. Rien ne prouve que les animaux incriminés soient incapables de se livrer à des rapports normaux, quand ils sont dans des conditions normales.
Si on admettait l'existence d'un animal atteint d'inversion sexuelle, à un degré si atténué que ce soit, il aurait peu de chance de survivre étant mal accueilli de ses congénères, et en tout cas il serait sûr de ne pas faire souche, puisque rien ne pourrait l'engager à vaincre ses tendances pour tenter de se reproduire.
L'inversion sexuelle congénitale paraît exclusive à l'homme. Il est vraisemblable que la tolérance que les invertis trouvent dans leur milieu et l'entraînement mal
(1) Ch. Féré. Remarques sur la perte du sens moral chez le chien présenté par M. Richiét (C; Ri Sec. de Biol.i 1892, p» 148.
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compris auquel ils sont soumis, peut exagérer Tintensité de leurs tendances et même leur nombre. Il était utile de réagir contre cet entraînements
On ne peut guère admettre que les anomalies fonctionnelles puissent exister sans une condition anatomique anormale. Or, un grand nombre de faits montrent que les anomalies anatomiques se transmettent par hérédité, et il arrive queTanomalie en se transmettant s'aggrave*. La prudence commande donc d'éviter la reproduction de tout individu qui présente deâ anomalies même légères de la fonction génitale, et elle interdit de Tencourager.
Il est assez de mode de proposer comme exemple la sélection que les éleveurs mettent en pratique pour les animaux domestiques. La pratique des éleveurs n'est pas toujours digne de servir de modèle à notre point de vue actuel.
M. Cornevin^ rapporte que, dans un haras de Hongrie, il a vu un étalon plein de santé qui, placé près d'une jument en rut, n'entrait jamais en érection. Pour qu'elle se produisît, il fallait qu'un palefrenier claquât du fouet et de temps en temps lui en fit sentir le contact dans les jambes. On n'a pas remarqué d'ailleurs que la proportion de fécondations fût nioindre chez les juments avec lesquelles il s'accouple que chez celles qui ont été saillies pard'autres étalons. Cet animal fournit un exemple propre à illustrer l'histoire de l'influence morbide de la douleur et des émotions pénibles (masochisme) sur les fonctions
(1) Ch. Féré. La descendance d'un inverti. Contribution à Vhyqiène de Vinversion sexuelle (Revue gén. de clinique et de thérap., 1890, p. t)6l).
(2) Ch. Féfé. La famille névropathique , théorie tératolorjique de Vhérédité et de la prédisposition morbides et de la dégénérescence, 1894. — L'hérédité tératologique (Jourîi. des connaissances médicales, 189G, p. 125, 132, 139.).
(3) Corilevin. Perversion du sens génésique chez un étalon [Arch. d'anthropologie cnminelle, 1896, p. 95).
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génésiques. Cette influence bien connue des anciens, met en lumière une anomalie qu'il ne peut guère être avantageux de propager ou d'aggraver. Il serait du moins aussi Intéressant d'être renseigné sur la valeur de ses descendants que sur leur nombre.
Les anomalies isolées ou collectives de la satisfaction sexuelle ne se produisent chesfi les animaux qu'à titre de phénomènes réflexes ou automatiques. Leurs manifestations, si fréquentes qu'elles paraissent^ n'impliquent nullement qu'elles soient légitimes chez l'homme, chez qui elles ne peuvent se montrer que dans les conditions d'animalité, c'est-à-dire en dehors de l'éducation qui a pour but et pour effet de restreindre l'animalité au profit de Thumanité.