Statuts provisoires, art
2. Assemblée générale des évêques. Séances des 28 novembre 1894 et 23 novembre 1898.
par son activité et sa rare obligeance que par ses connaissances littéraires. Il mourut accidentellement, regretté de tous, le 9 janvier 1887 (1).
Depuis lors, la charge de secrétaire général fut occupée successivement par :
M. Gaston de Lattaignant de Ledinghen, docteur en droit et chargé de conférences, de 1887 à 1889 ;
M. Joseph Ghobert, 1889, docteur en droit, professeur à la Faculté de droit, actuellement en exercice.
Ils eurent pour secrétaires-adjoints :
M. Mathieu, ancien chef d'Institution, officier d'académie, 1875-1887, puis bibliothécaire, 1887 ;
M. Michel Midy, licencié en droit, avocat, 1887-1889 ;
M. Arthur Bage, 1889-1891 ;
M. Charles Balles, 1891, actuellement en fonctions.
En 1898, un Secrétariat spécial fut établi pour les trois Facultés de théologie, de droit canonique et de philosophie.
Sceaux de l'Université. — Aussitôt après sa création, l'Université se préoccupa de se constituer un sceau, afin de pouvoir donner aux diplômes et aux médailles qu'elle décernerait, un caractère d'authenticité.
Après divers projets infructueux, on résolut de reprendre le sceau de l'ancienne Université de Paris.
On en avait retrouvé le type originaire dans la collection sphragistique du R. P. Cahier, le célèbre numismate de la Compagnie de Jésus. Ce savant religieux, non seulement consentit gracieusement à le communiquer, mais il offrit ses services pour le faire accommoder aux exigences de notre temps et pour surveiller l'exécution du nouveau type.
1. Notice biographique sur M. Victor Tassin par un de ses anciens élèves. In-8°, Poussielgue, 1888.
L JNSTITTT CATHOLIQUE L>E PARIS
Sur un rapport de M. Charles Hamel, l'un des administrateurs civils, l'assemblée des évoques arrêta sou choix, dans sa séance du 25 juillet 1877, et l'exécution du type adopté fut confiée à un artiste de talent, M. Royer, que le R. P. Cahier avait lui-même indiqué, et dont il dirigea et surveilla le travail.
Le diamètre de l'antique sceau fut ramené de 8 centimètres et demi à G centimètres 5 millimètres.
L'inscription circulaire portait: Universitas Catholica Parisiensis (1).
Les grandes ligues de son champ furent maintenues.
Le groupe supérieur représente, comme dans l'ancien sceau, la sainte Vierge, patronne de la nouvelle Université. Elle est assise sur un trône, sous un arceau gothique trilobé, entourant de son bras gauche l'Enfant Jésus et tenant un sceptre de la main droite. A sa gauche, on conserva l'étoile, à sa droite, le croissant de la lune. On ajouta seulement, sur les deux côtés, cette invocation tirée de ses litanies : Sedes SapienticF.
A la droite de la Vierge est représenté saint Denis l'Aréopagitc, que son titre de premier évoque de Paris et le juste renom de sa théologie mystique firent substituer, comme patron de la Faculté de théologie, à saint Nicolas, plus spécialement invoqué comme patron des enfants et des écoliers.
1. Après la loi du 1°2 mars 1880. cette inscription fut remplacée par celle-ci : Institution calhulicum Parisiense.
Olif.ANISATION ET ADMINISTRATION
A sa gauche, sainte Catherine d'Alexandrie, la patronne de la Faculté des lettres, ayant à côte d'elle la roue de son martyre, qui la fait mieux reconnaître que la palme, son seul attribut dans l'ancien sceau.
Au-dessous et à droite de la sainte Vierge
est l'image
de saint Yves, le patron de la Faculté de droit, tenant d'une main le livre du Décret ouvert, et, de l'autre, un parchemin roulé.
A sa gauche, le bienheureux Albert le Grand, le patron de la Faculté des sciences, montre du doigt un aigle, l'un des sujets où apparaît le mieux l'indépendance de son esprit dans ses études sur l'histoire naturelle ( 1 ) .
Au plan inférieur sont figurés saint Gôme et saint Damien, les patrons de la Faculté de médecine, tenant, l'un une spatule, bocal à remèdes.
A leur droite, les armes de la Papauté indiquent la soumission de la nouvelle Université aux enseignements du Saint-Siège et justifient son titre de catholique.
A leur gauche, un navire, en forme de galère, rappelle l'emblème principal du blason de la ville de Paris (2).
L'année suivante, l'Université recevait de M. l'abbé Desnoyers, vicaire général d'Orléans, des sceaux origi-
et l'autre, un
1. Albertus Magnus, De Animalibus, in-fol. p. 185, recto, Patavii.
2. M. Charles Hamel, Rapport à S. Ém. le cardinal Guibert sur le choix d'un sceau, 29 mai 1879. Archives de l'Institut catholique.
naux de l'ancienne Université de Paris, qu'une heureuse fortune avait fait tomber entre ses mains, et qu'il était heureux de rendre à la jeune héritière des traditions du passé.
Outre ce grand sceau, qui ne devait être employé que dans les actes les plus solennels, l'Université en fit graver un autre, plus petit et plus simple, destiné aux usages ordinaires. Il est de forme ovale. Il se compose seulement du groupe supérieur du grand sceau, c'est-à-dire de la sainte Vierge assise sous l'arceau gothique, tenant l'Enfant divin et portant le sceptre, avec l'étoile à sa gauche et le croissant à sa droite. Tout autour court l'inscription : Sig. Min. Universitatis Catholicœ Parisiensis, remplacée, depuis 1880, par celle-ci : Institut Catholique de Paris.
Caisse de prévoyance. — Une des premières et des plus vives sollicitudes de l'Administration de l'Université fut de travailler à assurer à ses membres des ressources pour leurs vieux jours.
Elle s'appliqua surtout à rechercher le meilleur régime de retraite, afin de le mettre en pratique.
A côté du système de l'Etat, qui, en échange des retenues qu'il prélève sur les traitements de tous ses agents. leur promet, sous certaines conditions d'âge et de durée de services, une simple pension viagère, le Conseil d'administration proposa un autre système, plus conforme aux principes de la morale, plus profitable aux intérêts de la société et moins onéreux pour les budgets de l'Université dans l'avenir : celui de la formation, au profit du fonctionnaire, par voie d'addition annuelle d'un quantum au traitement, d'un capital ou patrimoine, qui lui serait délivré, dans des conditions déterminées, au moment de sa retraite.
Conformément à ces propositions, les évèques décidèrent qu'au lieu d'une rente viagère, l'Université assurerait à ses membres un capital ou patrimoine, qu'aucune retenue ne serait opérée sur leurs honoraires, et que l'apport déposé annuellement à la caisse de prévoyance par l'Université serait d'un dixième de leur traitement.
Les statuts de cette caisse, définitivement adoptés dans la séance du 25 janvier 1877, furent appliqués, avec effet rétroactif, à partir du 1er janvier de la même année (1).
Tout d'abord l'administration, par motif d'économie, n'avait admis au bénéfice de cette caisse que les fonctionnaires et les professeurs. Mais plus tard, en 1900, s 'inspirant du mouvement général qui entraîne toutes les classes de la société à s'assurer des ressources pour l'avenir, elle y admit aussi les employés secondaires et les simples serviteurs (2).
Le fonds, formé tout entier par l'Université, revêt un caractère de pure libéralité.
Les intérêts sont capitalisés au profit des fonctionnaires, professeurs et employés. Chaque bénéficiaire reçoit un bordereau annuel contenant l'état de son compte individuel. Lorsqu'il a complété sa vingtième année de service ou sa soixantième année d'âge, son droit à la caisse de prévoyance, qui jusque-là n'avait été que conditionnel, est acquis, mais la liquidation peut en être différée. L'âge de la retraite obligatoire étant fixé à soixante-dix ans, le compte est, à ce moment, liquidé d'office par la remise à l'ayant droit de la somme accumulée à son nom (3).