‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 14 sur 112 · Assemblée générale du 28 novembre · texte numérisé non relu

Assemblée générale du 28 novembre

3. Assemblées générales des 25 janvier 1877 et des 30 et 31 janvier

Essais tentés en vue de la reconnaissance légale. — A la suite de deux legs faits à l'Université dès les débuts de son existence, les évoques fondateurs crurent nécessaire de lui assurer le moyen de recueillir les libéralités qui ne manqueraient pas de se produire en sa faveur. Malgré les difficultés pratiques que la personnalité civile peut entraîner pour la disposition des biens, ils furent d'avis qu'il y avait lieu de solliciter du gouvernement la reconnaissance légale du nomrel établissement (1).

Dans leur assemblée générale des 24 et 25 janvier 1877, ils donnèrent au cardinal archevêque de Paris pleins pouvoirs pour faire à cet effet toutes les démarches et tous les actes nécessaires (2).

Le cardinal saisit donc le ministre de l'Instruction publique, M. Waddington, le 21 avril suivant, d'une demande en reconnaissance d'utilité publique.

Le Conseil supérieur de l'Instruction publique, saisi à son tour par le Ministre, nomma dans sa session de juillet, le comte de Montesquiou, conseiller d'Etat, comme rapporteur. Mais la demande fut trouvée prématurée, et la majorité du Conseil se montra animée de dispositions peu favorables.

Les évoques, réunis à Paris sur la fin du même mois, jugèrent donc prudent de prévenir une opposition formelle, et retirèrent le dossier demeuré incomplet, avec l'intention de reprendre l'instance dans un délai assez rapproché (3).

Une nouvelle demande fut, en effet, introduite, quelques mois plus tard, avec les renseignements complémentaires, et, cette fois, elle fut mieux accueillie.

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