‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 16 sur 112 · Assemblée générale des évéques des 24 et 2o juillet · texte numérisé non relu

Assemblée générale des évéques des 24 et 2o juillet

des connaissances plus élevées et des éludes professionnelles, ce que les collèges catholiques avaient fait pour la formation première des jeunes générations.

Tout le monde, à Rome, se montra très convaincu de l'excellence du but poursuivi; seulement on persista à penser que l'enseignement de la théologie est le sel nécessaire pour empêcher l'enseignement du droit, des sciences et des lettres de se corrompre.

Devant les impossibilités matérielles que le cardinal fit valoir, Pie ÏX lui répondit : Nous tenons beaucoup à la Faculté de théologie; mais après tout, vous êtes sur les lieux, vous êtes à même de voir ce qui presse le plus et ce qui est possible.

Lorsque les évoques se réunirent, en juillet 1877, Mgr Richard leur rendit compte des résultats de ses démarches près de la Congrégation des Études, devant laquelle il avait fait valoir les mêmes difficultés que le cardinal Guibert, et de plus, celles qui naîtraient de la coexistence d'une Faculté libre de théologie en face de la Faculté officielle de la Sorbonne.

Sans méconnaître ces difficultés, la Congrégation avait répondu en maintenant son invitation à travailler à les vaincre (1).

Tous les évêques fondateurs étaient bien d'accord pour reconnaître la nécessité de l'Institution canonique. Mais la situation de plus en plus sombre des affaires publiques et l'orientation toujours plus hostile du gouvernement contre la religion les rendaient très perplexes sur l'opportunité de cette mesure.

Ils craignaient que l'Institution canonique, prématurément sollicitée, n'éveillât les susceptibilités du pouvoir et n'entraînât quelque restriction, peut-être même la

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