Rapport du R. P. Jovene, 1°' juillet
L INSTITUT CATHOLIQUE DK PAKIS
Nous verrons plus loin quelles modifications l'on crut nécessaire d'apporter à ce programme dans l'intérêt même des études.
Un problème plus difficile à résoudre que l'organisation des programmes était le recrutement des élèves.
Si le système d'enseignement à deux degrés laissait intacts les séminaires diocésains, par contre, les amphithéâtres de la nouvelle Ecole couraient risque de rester déserts. L'étendue toujours croissante des besoins du ministère paroissial, l'insuffisance du nombre de prêtres, le délaissement presque séculaire des hautes études dans le clergé, l'inutilité des grades canoniques pour la promotion aux charges ecclésiastiques étaient autant d'obstacles presque insurmontables.
La difficulté devait être grave, en effet, puisque plus de vingt ans de patience et de pratique ne l'ont pas encore résolue. Elle ne se résoudra que lorsqu'enfin les yeux s'ouvriront sur la nécessité impérieuse de relever le niveau scientifique général du clergé et de former une élite de prêtres capables de parler avec autorité et de défendre A'ictoricusement la vérité religieuse sur tous les terrains où l'impiété et la science profane l'attaquent sans relâche. Jusqu'ici les yeux s'ouvrent lentement.
Le séminaire des Carmes, créé par les évoques comme une conséquence nécessaire de l'Ecole de théologie, devait en principe recevoir une première et fondamentale section d'étudiants, celle des théologiens. Mais cette section compta d'abord à peine quelques élèves envoyés par les Ordinaires des diocèses de la circonscription.
Heureusement le séminaire de Saint-Sulpice apporta un très utile appoint, en envoyant à l'Ecole naissante les élèves de son grand cours, au nombre de plus de vingt. Il se forma ainsi, dès les premiers jours, un auditoire normal, accru de plusieurs ecclésiastiques île Paris, séen-