I. 'ÉCOLE DE THÉOLOGIE
liers et réguliers, qui atteignit habituellement une moyenne de quarante personnes.
Cette situation ne se modifia pas sensiblement pendant toute la période qui s'éeoula de 1878 à 1895.
Le recteur le constate dans le rapport qu'il adressait en 1888 au Préfet de la Congrégation des Études :
Quorum numerus ab exordiis nostrœ Facultatis semper inter hos limites remansit, ut ultra sexaginta non processerlt, et citra triginta non decreverit, média fer e parte ad sectionem theologicam, média autem ad sectionem canonicam pertinente (1).
Rien de plus significatif pour faire connaître le véritable état des esprits en France et la grandeur des difficultés à vaincre, que cette constatation du petit nombre d'élèves de théologie officiellement envoyés par les diocèses de la circonscription. Ce nombre fut longtemps si minime que l'on ne compta somment que trois ou quatre étudiants de cette catégorie, et quelquefois aucun, comme il arriva en 1889 (2).
Chaque année, le recteur plaidait avec éloquence la cause de cet enseignement devant les évoques assemblés, sans obtenir de résultat appréciable.
La sympathie et la bonne ATolonté des prélats ne faisaient cependant pas défaut, c'est justice de le reconnaître. Mais les efforts des diocèses, allant au plus pressé, se concentraient presque uniquement sur la préparation à la licence es lettres ou es sciences, qui assurait de bons professeurs aux établissements d'enseignement secondaire.
Cependant en 1882 et 1883 le nombre des assistants aux cours de théologie s'éleva jusqu'à soixante-deux.
1. Rapport de Mgr d'Hulst au Préfet de la S. Congrégation des Études, 1887.