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Lettre de Mgr d'Hulst aux évoques

C'était un accroissement sensible. En 1883, il se décomposait ainsi : 32 de Saint-Sulpice, 20 du séminaire des Missions étrangères, 3 du séminaire des Irlandais, 3 des Pères Marianites : mais ï seulement des diocèses associés.

Plusieurs autres venaient aussi ordinairement de quelques maisons religieuses, des Jésuites, des Lazaristes et des Résurrectioniiistes (1).

Grâce à ces renforts, l'École commença, en 1882, à opérer le dédoublement, depuis longtemps désiré, de l'Ecole de théologie et de l'Ecole de droit canonique.

Si le progrès numérique était marqué, ce n'était pas une raison pour s'abandonner à l'illusion. Car ce recrutement avait des cotés visiblement défectueux. La plupart des élèves n'appartenant pas à la circonscription universitaire, leur présence était nécessairement instable. Ceux qui venaient de Saint-Sulpice ne restaient d'ordinaire qu'une seule année, puis ils retournaient dans leurs diocèses ou entraient à la Solitude, n'ayant accompli que la moitié du stade du lectorat. Sachant d'avance ijuïls n'iraient pas jusqu'à l'examen de grade, ils étaient moins intéressés à s'assimiler toutes les parties de l'enseignement, et quelques-uns restaient facilement des élèves amateurs. Les meilleurs, qui prenaient le travail plus au sérieux, étaient les premiers à gémir de la nécessite' d'interrompre au bout d'un an une préparation si bien commencée (2).

Ceux qui vinrent, de 1882 à 1880, du Séminaire des Missions étrangères, ne suivaient pareillement les cours qu'une année sur deux, pour étudier le IVe livre des Décrétâtes {de Matrimonzo) et ne prenaient pas dégrades.

1. Rapport de Mgr d'Hulst à l'Assemblée dos évêques, janvier 1883. Lettre du cardinal Guibert au cardinal Préfet de la Congrégation des Études.

% Rapport de Mgr d'Hulst. 7 février 18S2.

l'école de théologie 9">

Quand cet appoint des Missions étrangères se fut retins par suite de L'établissement d'un cours de droil canonique à l'intérieur de ce séminaire, la population

scolaire retomba, pour quelques années encore, a. un chiffre minime (1).

Malgré ces difficultés de recrutement, l'Ecole s'organisait et se développait méthodiquement, convaincue qu'elle assurerait d'autant mieux l'avenir qu'elle donnerait plus complète satisfaction au présent.

Dès la première année (1878-1879), les professeurs, sous l'inspiration du P. Jovenc, préoccupés d'inspirer h la jeunesse studieuse le goût et l'amour des œuvres de saint Thomas d'Aquin, et de lui donner la clé de sa doctrine, avaient institué, en dehors de leurs cours réguliers, Y Académie de Saint-Thomas.

Chaque semaine, le P. Jovcne y faisait une solide et lumineuse exposition des idées du docteur angélique. Les élèves s'appliquaient eux-mêmes à relever l'intérêt des séances en y lisant des travaux de leur composition sur quelque point de métaphysique ou de théologie. Dans la séance de fin d'année 1881, le recteur faisait remarquer que l'Académie avait toujours le privilège d'attirer un plus grand nombre d'auditeurs étrangers que les autres cours de l'Ecole.

Le P. Jovcne s'apprêtait, en 1883, à en compléter l'organisation et à en demander l'affiliation à l'Académie romaine, lorsqu'il tomba gravement malade. Sa maladie et son départ obligèrent l'Académie à fermer provisoirement ses portes et à ajourner ses projets d'avenir.

Depuis lors, elle a toujours vécu à l'Institut où elle a son siège. Mais elle a complètement changé d'allure ; elle forme une institution indépendante, qui tient des

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