‹ L'Institut catholique de Paris, 1875-1901Chapitre 82 sur 112 · LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

LA MÉDECINE

Ce fut en effet sur la création dune Faculté de médecine que se portèrent tout d'abord les préoccupations des évêques, dès leur première réunion du 11 août 1875, c'est-à-dire moins de six semaines après le vote de la loi de liberté (1).

Tout en déclarant que cet enseignement était à leurs veux le plus nécessaire de tous et le plus pressant, ils furent forcés de reconnaître que les difficultés d'une telle entreprise ne permettaient pas d'en venir immédiatement à l'exécution ; et comme ils avaient intérêt à prendre possession sans retard de la liberté nouvelle et à jouir de la prérogative du titre d'Université, que la loi accordait à la réunion de trois Facultés, ils crurent devoir commencer l'œuvre de l'enseignement supérieur par les parties qui pouvaient être le plus rapidement réalisées.

C'est pourquoi ils décidèrent l'organisation immédiate et simultanée des trois Facultés de droit, de lettres et de sciences, et remirent à plus tard la création de renseignement médical.

Mais ce délai, imposé par les circonstances, n'était point, dans leur pensée, un abandon de l'enseignement de la médecine. Non seulement ils proclamaient la nécessité de cette création, mais ils crurent tout d'abord à sa possibilité, et ils ne se réunirent jamais sans remettre la question à l'étude. Ils firent élaborer divers projets et s'entourèrent des lumières de médecins compétents, tels que les docteurs Moissenet, Berthis, Bucquoy, Guéniot, Ferrand et Desormeaux. Ils examinèrent tantôt la création d'une Faculté complète avec toutes ses dépendances, tantôt celle d'une Ecole avec annexe et hôpital, tantôt celle d'une simple Ecole privée, donnant l'enseignement purement théorique, sans dissection ni clinique.

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