ADRIENNE, JULIETTE, UNE DAME
Entre Juliette.
JULIETTE. — C'est la dame d'hier...
Adrienne. — Quelle dame?
Juliette. — Celle qui vient pour une amie.
Adrienne. — Ah! bien, faites-la entrer. (Allant au-devant.) Vous désircz essayer notre massage électrique, madame ?
La Dame. — Oh! ce n'est pas pour moi... C'est pour une de mes amies qui habite la province et qui a beaucoup entendu parler de votre maison... Il paraît que vous avez maintenant une salle de massage électrique pour le visage spécialement?
Adrienne. — Cela donne des résultats étonnants au point de vue de la finesse des traits et de la jeunesse du visage.
La Dame. - - Comme c'est curieux ! J'ai bien envie d'essayer!... Mais, je n'ose pas... je n'ose pas...
Adrienne. — Voyez toujours...
Elle la conduit dans le fond, ouvre une porte et on aperçoit un appareil électrique assez singulier.
La Dame, étonnée. — Oh! là, là! Ce n'es* pas dangereux, au moins?
Adrienne. — Tout à fait inoffensif... On met sur la figure un enduit spécial que nous fabriquons à la maison... et que l'électricité fait pénétrer sous la peau... C'est même une sensation très agréable...
La Dame. — Ma foi: je me risque!...
Adrienne. — Marie- Louise, occupez-vous de
madame. (La dame entre avec Marie-Louise. Juliette rc-
vient par la gauche. Tout cela très rapidement et coup sur coup.)
Juliette, à Adrîenne. — La dame qui a écrit à madame...
Adrîenne. — Introduisez-la, Juliette.