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Scuplture et cell<' di's Archih'ctes, <;e (jui tait voir la hoiih'» du Hov ri son applicalion poiii* le proiirès des sciences. ^)
Ainsi r«''oriranisée sur des hases plus larges, plus conformt's aux (oinlilions <le la rerherche 8cienliih|ue, rAcudéinie sut se montrer
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^igne des faveurs qui lui uvaienl élr acconU'os. Les ti-avaux en retard furent prompteinenl publiés; les volumes de Mémoires trouvèrent auprès du public un accueil tellement favorable que plusieurs d'entre eux eurent jusqu'à trois éditions. Les sciences n'étaient pas encore trop spécialisées ; beaucoup dliomnies instruits trouvaient plaisir et profit à la lecture des Mémoires et de rilhtoire de rAca- (léniic, surtout quand cette bistoire était écrite par Fontenelle. La situation de l'Académie ne cessa pas de g^randir, et Tbonneur de lui appartenir était toujours si recbercbé que, dan^ le nouveau règlement qui lui fut donné en 171() par le Régent, on dut encore élargir ses cadres et sa constitution.
Le nombre des bonoraires fut augmenté jusqu'à 12, et il futinstitué une nouvelle classe, composée de \2 associés libres, c'est-à-dire d'associés qui ne furent attacbés à aucune section. C'est à cette classe que devaient appartenir plus tard des bommes comme Turgot, Perronet, le constructeur du pont de Neuilly, le navigateur Bougainville, l'économiste François Quesnay, l'ingénieur Belidor.
La création de la classe des élèves en 1()*J9 n'avait pas tardé à soulever plus d'une critique. On avait vu Ozanam rester encore élève à soixante-quinze ans passés. A l'âge de cent ans, Cbevreul s'honorait volontiers du titre d'étudiant; si on lui avait donné celui d'élève, il se serait fâché tout rouge. Les vingt élèves furent donc supprimés et remplacés par douze adjoints, dont deux furent attachés à chacune des six sections. Les sections se composèrent ainsi chacune de sept membres d'inégale importance : trois pensionnaires, deux associés et deux adjoints. C'était une véritable hiérarchie.
Les honoraires et les pensionnaires étaient les véritables chefs de l'xicadémie et avaient seuls droit de AOte dans les élections. Le président et le vice-président continuèrent d'être choisis parmi les honoraires ; mais comme ils n'étaient pas très assidus, le roi choisit
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chaque année, parmi les pensionnaires, un directeur et un sousdirecteur, chargés de présider en leur al)sence et de diriger les travaux de rAcadéniie.
Les organisations de iODl) vl de 1713 ne devaient pas être les
l<'i()iili.s{)ic<; dos Mi'Miioii'cs <l»' l'Ai-iKltMiiio des Sciences, ^(iravé par Simoiiiicaj l'aiiit^ d'api-f-s Antoine ('i)yp«;l.)
d<;rnières données par l'ancien régime à l'Académie. Kn 1785, à la veille même de la Révolution et sous rinlluenct^ <le Lavoisîer, elle subissait une «lernière transformation dont il im|)orte «jue nous disions qurjijues mots.
Si le lecteur u prêté quelque attention à la division en sections (jui fut effectuée en i()\)\), il a du être frappé de deux lacunes (ju'on y remarque au premier coup d'œil. Dans une Compagnie qui avait compté parmi ses membres des physiciens tels que lluygens, Sauveur, Mariotte, aucune place n'était faite à la physique expérimentale. Une autre science était aussi sacrifiée : la géographie mathématique, que l'Académie avait pour ainsi dire créée par ses premières études. Cette dernière lacune fut comblée i-apidement, mais d'une manière bien imparfaite, par l'institution d'une place (Vadjoinl-géograp/ie, dont le premier titulaire fut Buache, géographe du Roi, nommé en 1730. Quant à la pliysique, elle ne devait trouver la place qui lui revenait que dans l'organisation de i 785, qui divisa FAcadémie, non plus en six, mais en huit sections : gromêtrie, astronoinie^ mécanique, physique (jènèrale, anatoinie, chimie et métallurgie, botanique et agriculture, histoire naturelle et minéralogie. Pour parer à cet accroissement nouveau, les adjoints furent supprimés et remplacés en partie par des associés; de sorte que chacune des huit sections dut être composée de trois pensionnaires et de trois associés. Il ne fut rien innové en ce qui concernait les Iionoraires et les associés libres ; l'adjoint géograplie prit le titre à'associé-géographe, et demeura en dehors des huit sections.
Pour les travaux de l'Académie, Lavoisier crut utile de faire
revivre la division en deux parties de la première Académie; il y
, eut la division mathématique, composée des sections de géométrie,
astronomie, mécanique, physique; et la division physique, formée
des quatre autres sections.
Ce règlement de 1785 est le dernier qui fut donné à l'ancienne Académie. Pour bien montrer à quel état il l'avait portée, nous allons
indiquer quelle était, le 23 avril 1785, la composition de la Compagnie.
Le président et le vice-président étaient le duc d'Ayen et le comte de Maillebois.
Le directeur était Lavoisier, le vice-directeur Desmarest.
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Condorcet était secrétaire perpétuel, Huiron et Tillet étaient li'csoriers perpétuels.
L'Académie comptait douze iionoraires, sept pensionnaires vétérans, vingt-quatre pensionnaires de sections, vingt-quatre associés de sections, douze académiciens libres, liois associés vétérans, un associé géographe, soit en tout (juiitre-vingt-six membres, sans compter les associés étrangers. Ceux-ci étaient le prince de Lœwonstein, Lagrange, Franklin, Daniel Hernouilli, Bonnet, Albert Euler, Priestley, Hunter.
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