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L'ACADÉMIE DU XVIII SIÈCLE

Ces graiuls hommes disparurciil en (|uel(jues .uniées, presque lous avant la liu du siècle. La Fontaine mourut le premier, en IGOo; puis La Bruyère, qui n'a fait pour ainsi dire que traverser l'Académie, puis Racine (1699) et un peu plus tant Bossuet (1704). De toute cette élite il ne survécut guère (jue Boihnui, (pii se I raina jus- ([u'en 1711, et Fénelon qui mourut en 1715, en même temps (jue son persécuteur, Louis XIV. Ils furent médiocrement remphicés. On dirait (jue la génération littéraire à hujuelle ils appartenaient était épuisée pai* tous les gramls ('ciivains (iiTelle avait produits. Ceux <|iii les siii\ ireiil >()iil en i:t''U(''ial des gens dr eour ou d'honnôtes hîttrés, laborieux, instruits, sans éclat; il laul en excepter MassiHon et Montes(|uieu. qui paiviiil, on ne sait trop comment, k faire oublier le scandale des Lrllrcs Prrsfines. Mais, si les académiciens n'étaient plus des personnages Iris célèbres, FAcadémie jouissail loujours d'un grand renom, el lous les gens de lettres, (juel (|ue IVil leur nu-rile. se pressaieiil à la porle poin* V eîilrer. — Janinis les candi-

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(latures ne sont plus acliciruées que (juand elles sont moins légitimes — . On vivait alors beaucoup dans les salons, et ils prenaient tous les jours plus d'importance. Outre celui do M""* de Lambert.

L'Abbe d'OlivcL (168^-1708),

Principal auteur de la 4^' édilion du Diclioaiiairc.

{(irav(!' par Le Vassuur, d'après Reslout.)

dont d'Alembert disait « que les gens du monde en sortaient plus éclairés et les gens de lettres plus aimables », il y en avait une foule d'autres, qui cliercliaient par tous les moyens à se mettre à la mode. Cbacun d'eux possédait ses beaux esprits attitrés, dont il était lier, et qu'il entendait bien pousser vers l'Académie. Pour leur

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en frayer le chemin, personne ne se donnait plus de mal que les femmes; elles mettaient à leur service toutes ces (jualités de finesse et de persistance, qui sont leur nature, et il était rare (jue leur protégé ne finît pas par réussir, surtout quand il ne rencontrait en face de lui que des écrivains de métier. Par malheur, il se trouvait souvent des grands seigneurs pour lui en harrer le chemin. Certains fauteuils, dans les premières années, leur semhlèrent réservés : trois Goislin de suite se sont succédé sur celui (jue Séguier avait fait attrihuer à son petit-fils. Il y avait aussi les personnages qui remplissaient les hautes charges de l'État et les grands dignitaires ecclésiastiques, (jui avaient Uni par regarder l'Académie comme un privilège de leurs fonctions : à certains moments ils y ont occupé une honne partie des sièges. Sur les registres, dans la séance du Ifi juin 1727, pour l'élection du président Bouhier, je relève parmi h'S vingt-deux académiciens (jui étaient présents, deux ministres, dont le cardinal de Mt'Ui*y; deux présidenis du Paileinciit de Paris, dont le Premier; deux maréchaux de France, «iont le duc de \ illais. un autre duc et pair, trois cardinaux, eu y comprenant le cardinal de Kohan, directeur, (jui se fit excuser, cl six ahhés; il restait vraiment bien peu de places pour les pauvres gens de lettres. On comprend hien (ju'uik' Académie ainsi composée eût conservé Pesprit du ri'gm' [)réc('d»'iil r| (ju^dle fût restées [)r<)loiidt'intMil iiionariducjur cl religieuse. J'^ll*' (■(tiiliimail à flatter Louis \l\' ('oniuic si! t'Iail cucoit' vivant. Trois ans apri-s sa mort, «die doimail [)()ui- sujet du juix d'élo(juence la (juestion suivante : « montrer (jue jamais particulier n'a eu autant d«^ douccnir et de i)()nté pour ses dom(»sli(|ues que Louis le Grand m avait pour ceux (|ui avaient l'hoimeur de le servir ». La menu? aiuiét; l'abbé de Sainl-Pierre, ayant osé iiiàmer le gouvernement du feu Roi, fut atla(|U('' a\r( une violence e.xtraordiiiairc pai- l"lcui\ ri le i arilinal de P(dii:na<-, Iraduit devant ses confrères et chassé de l'Acailémie; un si^ul acudéiiiicien o»u voter pour I. 8

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lui et, voyanl qu'on en sou])ronnail d'aulres, eut le couiaii^e <1( Tavouer; c'était Fontenelle.

Pendant ce temps, le siècle marchait en sens inverse. La génération qui grandissait ne se croyait pas tenue à la même déférence envers le passé ; sur le gouvernement, sur la religion, elle sedonnait le droit de penser et de parler librement ; la philosophie (c'est ainsi qu'on appelait la libre pensée) avait conquis l'opinion publique; elle voulut conquérir l'Académie.

L'Académie résista longtemps. C'est autour de l'élection de Voltaire que la principale bataille se livra; il était le chef du parti philosophique, il fallait avant tout l'empêcher de réussir. Ce n'était pas une entreprise facile. Outre qu'on avait affaire à un joueur merveilleusement adroit, à qui tous les moyens étaient bons et qui savait se faire des partisans jusque dans le camp ennemi, sa renommée grandissait tous les jours ; il était sans conteste le premier écrivain de son temps ; il régnait au théâtre ; l'Europe dévorait ses livres ; dans le monde entier il menait l'opinion. Cependant deux fois de suite on lui tint la porte fermée ; il ne réussit qu'à la troisième, en 1746 ; la même année Duclos fut élu, et d'Alembert en 1754 : c'était la victoire complète du parti philosophique.

Duclos et d'Alembert ont été l'un et l'autre secrétaires perpétuels de l'Académie, pendant près de trente ans, et ils ont occupé ces fonctions avec un grand éclat. Ils appartenaient au même parti, mais avec des nuances : Duclos était plus mesuré et, malgré ses allures brusques, plus maître de lui, plus politique, plus disposé à des transactions pour être plus assuré du succès, mais intraitable quand il s'agissait des privilèges de la compagnie. On a conservé de lui un souvenir qui montre à quel point il avait à cœur l'égalité

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académique. Le maréchal de Belle-Isle avait demandé qu'on l'autorisât à charger son écuyer défaire les visites à sa place; l'Acaih^nie n'osait refuser, quand Duclos prit la parole avec sa vigueur c^inaire. % 11 (it lionte à ses confrères et les ramena à son opinion : « il fut

Charles l'iiii>t-l)ih-lM~ 17. '1 1 Secrétaire |.ri jM'inil .lo TAt <t liin.. {(.\A\r |Mi l'.ocijiii fils ( 17i' ;

(h'Mid)'. liil d" \I«'iiiIm'iI . (|ur If iii;ii(''(lial ferait ses visih's hii-ini'^nie, el il les ;i liiilcs. »

Mais relui (\u'\ li<iil l.i plu^ -linidr place dans l'JiisloijT ilr I Ac.i 'It'iiiir. ;iii WIN sir.lr. <iic()i-c plus quo,YoUaire,.qui viv.iii |>irs(|u« i«Mii(.ij > I IVhiiij.i. c'est d'Alenibort. Il n'avait pouvant pas

semblé se tourner d'abord du côté des lettres. On sait qu'après avoir fait au collège Mazarin de brillantes études classiques, et chercbé quelque temps sa voie, il se sentit attiré vers la géométrie, (jui fut, a-t-il dit, sa première maîtresse, et il s'y lit vite un grand renom ; à vingt-quatre ans, il était adjoint à l'Académie des Sciences, et il lui suffit de quelques années pour devenir le rival de JSewton et d'Euler ; c'est resté peut-être sa gloire la plus sûre, mais il en cherchait une autre.

Ce géomètre était un lettré ; il avait rame tendre, il aimait la société des femmes et fréquentait volontiers le monde, à la condition d'y avoir ses aises et de garder son fjanc parler; il tenait avant tout à son indépendance et veillait avec un soin si jaloux à la préserver qu'un de ses amis disait qu'il était esclave de sa liberté. Les plus grands souverains de l'Europe voulaient se l'attacher : Frédéric 11, pour l'attirer à Berlin, lui offrait la présidence de son Académie ; l'impératrice de Russie, la grande Catherine, lui proposa de faire l'éducation de son lils ; quoiqu'il fût pauvre, il refusa. Dans ses relations avec ceux que leur situation ou leur naissance mettait au-dessus de lui, il ne lui échappa jamais de basse flatterie. 11 écrivait un jour à Voltaire : « Je n'aime les grands que quand ils le sont comme vous et qu'on peut vraiment se tenir honoré de leur amitié et de leur estime. Pour les autres, je les salue de loin, je les respecte comme je dois et je les estime comme je peux. » Ces sentiments n'étaient pas communs à cette époque, môme chez Voltaire, et ils lui firent grand honneur.

En môme temps d'Alembert avait prouvé qu'il était un écrivain très distingué : la préface de V Encyclopédie, dont il est l'auteur, est certainement l'un des meilleurs ouvrages de ce siècle. On voyait bien ([u'il tenait plus à sa réputation de lettré qu'à celle de géomètre; il aurait pu devenir secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences ; ses confrères le souhaitaient et le lui ont offert deux fois ; il aima

mieux l'être de l'Académie Française. Il avait la pensée qu'il pourrait donner à ces fonctions un relief et un éclat qu'elles n'avaient

'"i ?,!',-■ l'ic 1 Ji'/novr loi )(hI! lû-

tes principaux ailleurs i\>' rilucyclopédie.

tfiravé par »lr SaiiilAuliiu.)

jamais connu. I.c puMic des sciences est forcément reslreinl, et il voulait avoir um^ tribune d'où il fût écoulé et compris de tout le monde. Qu'il y eût dans cette préférence un calcul de vanité, c'est

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l)ien {)roI)ahl(' : il u'csl pas ([('IViidii, (juaiid on est d'Alenibert, craiincr la gloire; mais il avait aussi un dessein plus élevé, il était passionné pour ses opinions philosoplii(|ues ; il tenait à les répandre, et à faire d'une autre faeon. avec plus de modération apparente, mais plus de suite aussi et peut-être plus d'efficacité, l'œuvre de Voltaire. A partir du jour où il fut nommé (1772), il se prodigua dans les séances publiques, lisant à chaque fois ou des fragments sur l'histoire de l'Académie, ou l'éloge de quelque ancien membre, ou des dissertations de philosophie et de morale. Ces morceaux, que nous avons conswvés, ne nous semblent pas tous des chefs-d'œuvre, et ceux qui les lisent aujourd'hui les admirent moins que ceux qui les écoutaient il y a un peu plus d'un sii'cle. Le style en est celui de l'époque, clair et froid, un peu teinté de rhétorique ; mais alors comme ils flattaient les passions du temps, comme ils étaient assaisonnés d'allusions malicieuses et contenaient des anecdotes piquantes et des pensées hardies, c'était une fête de les entendre.

Ce qui acheva de donner une grande popularité aux séances académiques, c'est le changement qui se fît à la même époque dans la manière de comprendre et de traiter le prix d'éloquence. Ce prix institué par Balzac n'était, en réalité, qu'un sermon. L'orateur y développait un texte de l'Ecriture Sainte et devait terminer son œuvre par une prière à Jésus-Christ. 11 était naturel que cette éloquence théologique manquât un peu d'agrément et (|u'à la longue elle n'attirât plus le public, quand on en faisait la lecture. Les concurrents, eux-mêmes, finirent par s'abstenir, quoiqu'on eût porté la valeur du prix de 300 livres à 600. En 1755, on nous dit que le jour de la Saint-Louis, où les prix étaient distribués, il n'y eut ni discours à couronner, ni rien à lire, et que la porte de FAcadémie resta fermée. Quand on vit que le sermon n'était plus du goût du public, on imagina de le remplacer « par l'éloge des grands hommes dans tous les genres, sans exception de rang, de titres, de naissance ». L'idée

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était heureuse ; elle lit fortune et toute une littérature en sortit. Thomas fut le héros du genre, puis Laharpe, Mannontel, Cluunfort et heaucoup d'autres. Ce genre d'éloquence qui se prétait aux helles décdaiiiatioiis convenait aux goiis (h» cette époque ; les st'ances

l.r r|,,mr,.|ir|- .M,||1|, m.U 171 i-1792), .jui tclll.l '\r Ml j , 1 1 1 i 1 1 h ' r i' \r,hl,'lnir lV;i I ira I M • .

piihhijUt'S (ir rAc;Hl('iiii(' rrl i-on\Cr«Mil Iciii- ;mcuMin(' \(»iiii<'. <'l I »mi y \iiil cil fouit' ;i|i|)liiii(h"i' r(''I()i:t' des lioiiiiiics thi [lassé' [tour y lioiiNtM" <|iit'|(jiit' liiisoii dal la(|iii'r ceux <lii |u<'s('iil.

.I;mi;iis 1" \<M(l<''iiii(' riaiicai^r n'a ('h' laiil à la iiioih'. l'djc iic 1 é'I.ait |.,i> -.•iilciii.ail rii l'iMiice; tout*' ri'aii'<>|i<' ;i\;iil IfS yeux sur eMe.

L«'S S(i|l\ ••|;||||S (|lll \ IrliIhMll II |*.IIIS II»' 1 1 1 .1 1 1( | llfUt pilS (Ib Ux \ l-l'l'T [

Ir lui .Ir l);iiiriii;ii k. |r Iriar (lr l''r.'(h'|-ic IL h' lils (le (lalhniiir ,•!

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sa iciinnc, la princesse du Nord: le joi de Suèdt', l'empereur d'Allemagne veulent assister à l'une de ses séances ; (lustave Jll y prtMid tant de plaisir, que lorsqu'il revient chez nous, treize ans ajvrès. il y retourne. On les accueille avec les plus grands honneurs; à côté du directeur en exercice on leur fait présider la séance ; on lit

Archives de rAcadémie fram-aisc.

(L'un (les 40 faulouils priniilifs, occupe au xix" siècle par Ad. Thiern.)

devant eux des vers où leur éloge est finement inséré, et à la fin, quand se fait aux académiciens présents la distrihution des jetons, on leur en offre un aussi « comme marque de confraternité littéraire ». Qu'on songe à ce qu'était alors la dignité souveraine, et l'on reconnaîtra que jamais peut-être la glorification de l'homme de lettres n'avait été poussée plus loin.

Cette popularité arrive à son apogée avec la réception de Condorcet (1782). La philosophie, à ce moment, est maîtresse de l'opinion: le discours de Condorcet n'est qu'un hymne à sa gloire : « Nous

pouvons nous écrier, dil-il d'un ton d'inspiré : la vérilé a vaincu, le j^tMii'c humain est sauvé î » Aussi convif-t-il les assistants à jouir (l'a\ancc du l)onheur que la victoire de la raison répandra sur le monde a et delà certitude consolante de ne revoir jamais dans Tavrnir les massacres elles proscriptions qui ont souillé les annales du

Voliliiilc «l'iiinuiil accrs aux salk-s des sraiico dr^ (lil1('i<Milr> Aca.h'iiiifs. (Jalcric des buslcs.

LîcniT lium;iiii ». - - (londoi'cri !i"('lail pas un l)()n pi'dpliMc : il pai'Iail .liiisi jush' (li.\ ;mis avant les niiissacrcs de Scplrmlu»' ri les pros- <'i"ipl!()ii> (le l;i 'I Cncni" dont il lui lui-méiuc \iclimr — .

( j'> L:riinil<'> joiii ucrs n'curnil pas de Icudcuiain. A mrsiu'c (jue la lli \<iluli()n >";inu(»iic«'. JAcadiMuir (|ui ii lanl l.nl poiii' la [irt'parer >fiil Iticii (pir la laxTur pul)li(pi»' lui ('•cliappf. IM*- a été longtemps

I nrjaiH- de r()|iiin()ii. uia i> Ididiiidu l'a d (' passée : c'est la Tt^gle dans l<-> ui(»u\ fiiMiii> p(iliii(jurs. l'illr, (jue le chaiiclier M aupeou a élc >ur I*' pnini (l< sii|,|ii mil I p ii< c (pi il raccusuilde tendances répulïlicaines.

à l'appi'oche df la république, uv paraît plus ((u'unc institution de i'anoien temps; on lui fait un crime d'avoir été protégée par les rois et de les en avoir remerciés. Les candidats dont elle n'a pas voulu se soulèvent contre elle et se font facilement écouter d'une foule que possède une rage aveugle de destruction. La transition est brusque entre son succès et sa ruine ; quelques années suffisent pour la déconsidérer aux yeux du public. Dès 1789, elle ne remplace plus les membres (fu'elle a perdus; la plupart de ceux qui restent se dispersent. Quelques-uns seulemerit persistent à se réunir au Louvre les jours de séance, saufle 21 janvier 1793, où, dit le registre, personne ne s'est présenté. Le 5 août encore ils étaientquatre, Morellet,Bréquigny, Ducis et Labarpe. Trois jours plus tard, l'Académie française était supprimée avec toutes les autres.

Enti'elalin de l'Académie Française du xviii° siècle et le commencement de celle du xix'', dix ans se sont écoulés. Mais l'intervalle n'est pas resté vide, il est rempli par l'Institut. 11 y aurait beaucoup à dire sur l'Institut; je n'en dirai ([ue ce qui concerne mon sujet particulier, c'est-à-dire peu de cbose.

Ceux qui abolirent les Académies n'étaient pas en général des ennemis des corps savants, mais ils les voulaient organisés d'après leurs principes, qui étaient ceux de l'Encyclopédie. Dans l'édifice qu'ils allaient construire, toutes les facultés de l'esprit bumain devaient être réunies, subordonnées les unes aux autres et mises à leur place, c'est d'après ce plan que l'Institut fut organisé ; il contenait trois classes : la première, la plus importante, était celle des sciences mathématiques et physiques ; celle des sciences morales et politiques venait ensuite; dans la troisième on avait entassé ce qui formait l'objet de trois anciennes académies, les beaux-arts, les études anti-

ques et les lettres françaises. On comprend (jue dans cr coin de la

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lini^iciiic rl.issc oii la xirillc AcadiMiiie de. Richelieu était reléguée ri {.ridiir. rllr sr soii houvée foi't à l'étroit. Oii y passait le temps

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en discussions grammaticales, on y examinait des projets de langue universelle ou des niélliodes pour enseigner à lire plus rapidement ; on y travaillait à la réforme de rorthographe au moyen d'un alphahet nouveau et de signes perfectionnés. De littérature proprement dite, il n'était guère question ; il y avait pourtant une section de poésie mais elle lit très peu parler d'elle, à l'exception des séances publiques où Andrieux, Colin d'ilarleville, Le Brun, lisaient de temps en temps quelques vers fort applaudis ; ce n'était qu'une ombre très pille de l'ancienne x\cadémie.

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