II
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" Si l'on rapproche le nombre de certificats obtenus, de 1772 à 1879, dans les écoles communales laïques, c'est-à-dire 4,891, du nombre des certificats obtenus dans la même période par les écoles communales congréganistes, c'est-àdire 4,990, on constate que les écoles laïques ayant compté en moyenne 30,000 élèves et les écoles congréganistes 20,000, la moyenne pour cent par année a été de :
Pour les écoles laïques, 2,04 Pour les éco'es congréganistes, 3,12
Or, nous devons faire remarquer que les résultats conquis en 1881 dans les écoles de Frères ont été supérieurs à ceux des dix années précédentes.
Et répétons ici la judicieuse réflexion de M. Gréard dans son rapport du 25 septembre 1875, à M. le Préfet de la Seine : " Si le concours des bourses est l'épreuve de l'élite, l'examen du certificat d'étude est l'épreuve de la moyenne. Il
s'agit ici, pour l'instituteur, d'amener le plus grand nombre possible d'élèves à ce niveau de connaissances générales, qui doit être le patrimoine égal de tous les enfants ayant régulièrement fréquenté l'école. Point de préparation spéciale. C'est un progrès naturel, sans autres efforts que ceux d'une application de chaque jour, que les élèves peuvent arriver au certificat, couronnement de leurs études." ,
Admission aux écoles commerciales.
Mêmes succès dans les concours pour les bourses aux écoles commerciales. " Hier encore les écoles laïques de garçons comptaient 29,574 élèves, celles des frères 19,632. Or, depuis 1848 jusqu'à 1877, sur 1445 bourses mises au concours par la ville de Paris, les élèves des frères en ont obtenu 1,148, soit 79.440/0; les élèves des écoles laïques 20.560/0. , .. -.
En 1S78, c'est-à-dire au moment où la guerre contre les Frères allait commencer, les résultats ont été les mêmes.
788 élèves de toutes les écoles ont pris part au concours. Sur les 339 élèves déclarés admissibles, 242 appartiennent aux 54 écoles des Frères, 91 aux 87 écoles laïques de garçons. Sur les 50 premiers, les Frères en ont 43, les 7 autres sont pour les laïques ! Ceux-ci n'ont que 17 admissibles sur les 100 premiers. "
Cette année (1881), 350 élèves ont concouru, et nous sommes bien aise d'avoir à dire que les résultats sont supérieurs à ceux de l'année dernière : l'année dernière, en effet 'es 130 admissibles avaient de 190 à 314 points. Cette année, les 150 admissibles ont conquis de 200 à 315 points.
" Les écoles supérieures sont le couronnement naturel et nécessaire du système d'enseignement primaire libre, comme elles sont le complément du système d'enseignement primaire municipal. Les deux écoles de l'avenue de Saint-
Ouen et de la ri:e Saint-Roch sont le pendant des écoles bien connues sous les noms d'écoles Turgot, Say, Colbert, Lavoisier. Comme dans ces dernières, on y enseigne tout ce qui est ncccisiire pour préparer les élèves aux diverses carrières du commerce, de l'industrie et de l'administration. Les matières faisant l'objet des deux années du cours sont, en efifet, les suivantes :
Instruction religieuse, '
Langue française,
Littérature et composition,
Histoire, '
Géographie, . "f
Arithmétique, ': * .
Mathérpatiqi'.es appliquées,
Algèbre, "';.'■"■ ■'''/' '■ Géométrie, ";■ ::•■,.■■,''
Comptabilité,
Physique,
Chimie,
Histoire naturelle,
Langues vivantes,
Notions de Droit commercial usuel,
Dessin,
Musiqu*",
Gymnastique.
" Il n'était pas difficile aux Frères de composer ce programme, puisque c'est celui qu'ils avaient suivi et enseigné quand leurs élèves envahssaient de leurs flots vctorieux, dans les concours officiels, les écoles supérieures de la ville, et qu'ils y remportaient ces triomphes auxquels nos vaillants ...édiles ont mis bon ordre en interdisant aux combattant^ *" l'entrée du champ-clos, " (Rendu),