PaiUon, vol. I, p. lao
4. Tânguaj. Dict fMaL^CU aoad yUdêUSmmr Bmr^iér et Pail- Jon. I, pp. 330-33».
LA CONOBftCATION NOTRK-DAMR J09
d'Orléans, en 1689, pour y demeurer encore deux ans. En 169a, elle était assistante de la Sœur Bourgeoys. L*année suivante, la véuérable fondatrice ayant cru, dans sa grande humilité, devoir donner sa démission de supérieure générale, la Sœur Barbier fut nommée à cette charge qu'elle occupa jusqu'en 1698. Elle mourut à Montréal et y fut inhumée le 19 mai 1739. Elle avait fait sa profession religieuse le 15 août 1680 *.
A part Marguerite Bourgeoys, on trouve peu de Sœurs de la Congrégation qui aient laissé une plus grande réputation de vertu que Marie Barbier. Sa vie, assez extraordinaire, a été racontée par Tabbé Glandelet, son directeur spirituel. Le manuscrit original est précieusement conservé au Séminaire de Québec.
Parmi les Sœurs que l'on rencontre à l'tle d'Orléans, aux premiers temps de la fondation, on remarque encore la Sœur Richard, dite de Saint-Bernard, qui remplaça Marie Barbier comme supérieure en 169 1. On la retrouve remplissant la même charge au Château-Richer en 1695. Elle eut pour compagne, à l'ile d'Orléans, Anne Guyon, fille de Claude, dont la terre avoisinait celle des Sœurs. Née en 1666, Anne, après avoir fait son cours aux Ursulines, était entrée chez les Sœurs de la Congrégation où elle fit profession en 1698 sous le nom de Sœur de la Passion. Sa sœur Elisabeth, connue sous le nom de Saint-Lanrent, fut comme elle longtemps missionnaire, soit à Québec, soit à l'ile, soit au Château-Richer. Toutes deux moururent À Montréal ^^ I743i ^ quelques mois d'inter\'alle.
I. Cf : PaUloo, ViédttmSmmr Bomrgêojn, fol. II. p. âgée de aoùuuite-^eUc aiu. éuat sée 1« i«« mai 1663.
too. Bile étilt
2IO l'instruction au CAX'AUA
Voilà les noms de quelques-unes des Dœurs qui travaillèrent à rétablissement et à Torganisation du premier couvent de campagne de la région de Québec.
La liste des premières pensionnaires est perdue, et par suite, nous ne pouvons dire si elles étaient nombreuses. Il y en avait de la côte de Beaupré et même de Québec
En 1691, Pierre Devanchy, menuisier de Montréal, s*en venait demeurer à Québec. Deux de ses filles, arrivées le 7 novembre 1691, furent aussitôt « mises en pensionnaires chez les Sœurs de Pile Saint-Laurent > '. Le Séminaire payait leur pension en 1692 et en 1693. Il en fit autant pour Julienne, fille de Michel Saint-Cosme.
En 1704, Henry Belisle mettait trois enfants chez les Sœurs de l'île d'Orléans \
Là comme ailleurs, la pension était de 36 livres par année dans les commencements, sans compter douze minots de blé pour chaque élève. En 1692, le blé valait 5 livres 10 sols le minot, ce qui, joint à la pension proprement dite, faisait un total de 102 livres. Ça n'était pas exorbitant. Aussi, le Séminaire, réglant les comptes des Devanchy, en 1693, faisait-il remise aux Sœurs, de 5 livres, 5 sols « en considération des pensions susdites qui sont à bon prix > '
Les Sœurs de Pile d*Orléans avaient surtout un bon
^ nombre d'externes à qui elles enseignaient gratuitement.
Elles établirent aussi, dès leur arrivée en cette paroisse, la
Congrégation des filles externes qui fit un grand bien et ne