I. Htsiotrt. .. éélm .VaMmOr-AnMor, 1744. éd. io-is, p
mens, nn peu d^ambitioo, désir de paroistre, de courage, d'intrépidité, de libéralité et de génie pour les grandes choses ; il nous assaroit que nous y trouverions même un langage plus poli, une énonciation nette et pure, une prononciation sans accent ^ «
Le bon Père était tout étonné de rencontrer tant et de si rares qualités chez ce petit peuple en formation. Ecoutonsle nous manifester sa surprise : « J'avais peine à concevoir, continue-t-il, qu'une peuplade formée de personnes de toutes les Provinces de France, de mœurs, de nation, de condition, d'intérests, de génie si différents et d'une manière de vie, coutumes, éducation si contraires, fût aussi accomplie qu'on me le représentait ... * «
Tout cela peut s'expliquer assez facilement. Le choix des colons, leur bonne éducation, une instruction simplement élémentaire, il est vrai, mais assez répandue, l'exemple de certains personnages distingués et influents, tout devait contribuer à rapprocher, à fondre ensemble ces éléments si divers et si variés.
Cette fusion qui devait avoir un si heureux résultat, l'intendant Talon la constatait déjà en 1667. • Le peuple est de pièces de rapport, écrivait-il dans son mémoire, et quoique composé d'habitants de différentes provinces de France. . . il m'a paru assez uni tout le temps de mon séjour ^ •
Que des colons si intimement unis par les mêmes besoins, les mêmes intérêts, les mêmes sentiments, et rapprochés