I. Le ai novembre
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culicr, la Viede saint rram^ois ac 6au's^ pour quatre ou cinq cents livres d'autres ameublements, sans compter quelles doivent retirer quelques dettes dues à M. Basset, dont quarante minots de blé font une partie.
« Et au surplus de cela, il leur a donné sa terre, pour laquelle il a refusé 2,400 livres. Pour tout dire en un mot j'ajouterai qu'il avait tant de zèle et d'ardeur pour soutenir cet établissement qu'il allait jusqu'à dire à la Sujiérieure, ce que j'ai entendu moi-même : « Demandez, ma Sœur, tout « ce qu'il vous plaira, je tâcherai de vous le donner », comme aurait pu faire un très bon père à l'égard de ses enfants. C'est pourquoi, quand elles virent mourir leur cher fondateur, elles s'écrièrent qu'elles avaient perdu leur père bien jeunes ; parce que, dans tous leurs besoins, elles n'avaient recours qu'à lui, tant pour le blé et le vin que pour les légumes et autres produits du jardin ; il les mettait à même de tout chez lui, disant qu'il n'y avait rien de plus capable d'effacer les fautes qu'il avait commises dans sa paroisse que d'y établir des personnes capables d'instruire et d'édifier par leur conduite. C'est pour cette raison qu'il n'y épargnait rien.
• Etant donc au comble de ses vœux d'avoir réussi, et voyant la promesse de la Vénérable Sœur Bourgeoys accom* plie, quHl ne mourrait point avant d* avoir d^s Soturs dams sa paroisscy il disait qu'il ne lui restait plus qu'à chanter le cantique du vieillard Siméon : Nunc dimittis senmm tuumy Domine^ etc.
« Aussi, trois mois après y avoir placé les Sœurs, il tomba malade, après la Saint-Martin ; ayant mis ordre à toutes les affaires, et reçu tous les sacrements, il décéda le
LA CONGRÉGATION NOTRB-DAMR aaj
matin de la Préaentation de lu Très Sainte Vierge 17161 âgé d*environ soixante-dix-huit ans; c*est pour lors que les Sœurs s'écrièrent qu'elles avaient perdu leur père bien jeunes ; mais que le cours de ce petit ruiaMRU éUnt arrêté, elles ne perdraient pas pour cela courage, disant que la Source valait bien le Ruisseau ; voulant dire, Monseigneur, qu'ayant expérimenté les effets de votre bonté paternelle, qui les a pour ainsi dire fait naître en ce lieu, elles espéraient que, bien loin qu'elle dût diminuer, elle augmenterait toujours à leur égard. Après Dieu elles mettent toute leur confiance en vous. Monseigneur. . . •
Cet extrait en dit plus long que tous les commentaires sur l'intérêt que M. Basset portait à Tinstruction des filles de sa paroisse. Il fait voir aussi que M" de Saint- V'allier tenait la promesse qu'il avait faite d'aider aux curés qui entreprendraient d'établir une mission des Sœurs de Im Congrégation dans leurs paroisses.
Le couvent de la Pointe-aux-Trembles fut occupé par les troupes anglaises de 1759 à 1761. Murray «sur la demande des paroissiens, ordonna en 1761, de le rendre aux Sœurs, pour qu'elles y donnassent, comme précédemment, l'instruction aux jeunes filles du pays • '.
La dernière mission des Sœurs de la Congrégation établie sous le régime français, fut celle de Saint-Laurent, dans l'île de Montréal. Elle date de 1732, et ce fut le Séminaire de Saint-Sulpice qui se chargea de faire construire, près de l'église, une maison où les Sœurs commencèrent dès lors
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224 l'instruction au CAVAnx
leurs fonctions de maîtresses d*école. M. Lei c^isicr, curé du lieu, aida beaucoup à la formation de cet établissement ' <)ui fut supprimé en 1824 parce qu*il « n'offrait plus alors assez d*occupation aux Sœurs missionnaires de ce lieu « -.
S'il n'est pas question dans ces notes de la mission de Louisbourg ', ni de celle de la Montagne destinée aux sauvages ^ c'est que nous n'avons pas voulu sortir du plan ^ue nous nous étions tracé. Là comme partout ailleurs, les Sœurs de la Congrégation se sont montrées des missionnaires d'un zèle infatigable et d'un désintéressement sans borne.
Le manque de sujets et le défaut de ressources ont pu seuls empêcher les Sœurs de la Congrégation d'établir, durant la domination française, un plus grand nombre de missions. Celles que la charité du clergé ou des particuliers créa et que les Sœurs maintinrent à force de travail et d'économie, firent un bien incalculable dans les campagnes. Aussi bien, le P. Charlevoix devait être l'écho de toute la