‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 120 sur 233 · I. Arek.émShm. CôrrwpcMMlMMt d« Tabbé da Tbl^-INca · texte numérisé non relu

I. Arek.émShm. CôrrwpcMMlMMt d« Tabbé da Tbl^-INca

X VIIX* •ièclc.» Pmia 1874. pp. >7«si. Oa tiDttrwa «ocorv das* tm cUiuc ptffM. U ooaimstioa d'à pra ptH loot et qot mam stoos dit plas Iwat toucbAat las livfaa «t la kctavt as

enseigner « la lecture, récriture, rarithmétique et le catéchisme, base d'une éducation ordinaire » '. « Si simple qu'il fût, remarque M. l'abbé Guibert, ce programme était nn vrai plan d'études primaires '. »

V Ecole paroissiale n'exigeait pas antre chose, et ce fut aussi le programme adopté au Canada, comme en font foi tous les contrats de fondations que nous avons vus.

Apprendre aux enfants à lire, \ érrirf.- et à compter, leur enseigner le catéchisme, les former à la vertu, voilà ce que voulaient tout d*abord, en fondant leurs écoles, M*'de Laval, M" de Saint- Vallier, les Pères Jésuites, les Sulpiciens, les Frères Charon, etc. Plus tard, tout comme en France, on ajouta en quelques endroits, un commencement d*étude du latin.

Pas d'histoire, pas de géographie, très peu de grammaire dans les petites écoles. Dans un Mémoire de 1736, attribué à Hocquart, on lit ce qui suit : « Toute l'éducation que ie*> çoivent la plupart des enfants d'officiers et des gentilhommes, se borne à très peu de chose; à peine savent-ils lire et écrire ; ils ignorent les premiers éléments de la géographie et de l'histoire ; il serait bien à désirer qu'il fussent plus instruits...

9 A Montréal, ajoute-t-il, la jeunesse est privée de toute éducation ; les enfants vont à des écoles publiques qui sont établies au Séminaire de Saint-Sulpice et chez les Frères Charon, où ils apprennent les premiers éléments de la grammaire seulement. Des jeunes gens qui n'ont d'autres

1. AUaia : Revmê ées QmesHûtu kislùrifues^ vol. 33. p. 337. s. Onibvt: Nisicirt de S. Jimm-Bë^Hsiê de U SslU. ^ XXXL

PROGRAMMKS DKS ÉCOLIS PRIMAIRES ^37

•ecourt ne peuvent jamais devenir des hommes utiles *. •

Il semble que Tintendant parle ici surtout de Tinstruction aecondaire, car autrement on ne pourrait expliquer cette affirmation qu*à Montréal • la jeunesse est privée de toute éducation •, quand il ajoute immédiatement que des écoles y sont établies.

Les livres étaient à peu près les mêmes pour les filles que pour les garçons. Nous voyons par exemple, qu'en 1699, les Sœurs de la Congrégation fournissent au Séminaire, pour récole du Cap-Tourmente, des Alphabets grands et petits, et qu'elles achètent, pour leurs propres élèves, des Psautiers^ des Manuels^ etc. '.

En 1735, les Ursulines de Québec faisaient venir de France, par Tentremise d'Hubert Houssart, Frère donné du Séminaire, une douzaine de chacun des ouvrages suivants : Formulaire de Prières^ Office de la Sainte Vierge^ Prière% du Matin et du Soir et Instruction de la jeunesse •.

La plupart de ces livres étaient en usage dans les petites écoles en France.

Le programme des études adopté pour rinstmction des filles ne différait pas beaucoup de celui qu'on suivait pour les garçons. Seulement, dans toutes les communautés de femmes, outre le catéchisme, la lecture, l'écriture et le calcul, ou enseignait encore aux enfants toutes aortes d'ou\Tages propres à leur sexe.

I. Mémoire smr te Cém^a, poblié par U Sodélé Uti, et Hift ém Québec 1850. pp. 13, 14.

a. Ardàives dm ^emtmaire

$. /àid., m BnmUUrd • de 1735.

ajS l'instruction au canada

Ce programme, si simple qu'il puisse paraître aujourd'hui, était alors jugé suffisant pour le plus grand nombre des élèves, c'est-à-dire pour celles qui ne devaient pas faire un long séjour au couvent. Quant aux élèves qui avaient l'avantage d'y passer plusieurs années, leur éducation était plus soignée et plus complète.

Essayons, à l'aide de quelques document^ de dire comment se faisaient l'instruction et l'éducation des filles dans nos anciennes communautés enseignantes : Ursulines, Sœurs de la Congrégation et Hospitalières \

La Mère Marie de l'Incarnation nous représente quelque part « ses religieuses obligées d'apprendre à leurs élèves» quelquefois en un an, à lire, à écrire, à jeter, les prières, les mœurs chrétiennes et tout ce que doit savoir une fille ». Ces derniers mots renferment beaucoup. Tout ce que doit savoir une tille ne s'apprend pas dans un an, et nous croyons que la Vénérable Mère a voulu, en ces quelques lignes, tracer le programme général du cours donné dans son institut. Ce programme n'est pas très compliqué, même si on y ajoute un peu de grammaire, comme c'est très probable et aussi quelques exercices de déclamation.

Pour habituer les élèves « à parler correctement et avec facilité, à se présenter avec grâce et à se former, comme dit la règle, aux mœurs honnêtes des plus sages et ver-

I. NotM n'avons pas voulu traiter cette qnwtk» MStoontnlter cet ( munautét. Fitrtoat, malhcureuacmcnt. les docnmentt font défaut. Les Dnmea Urrolinet de Québec ne oonnaiaaent rien qui n'ait été publié daaa THiatoire de leur communauté, et lea archives de l'Hâpital-Génénl m contiennent rien au sujet du pensionnat, de 1725 à 1760. La Révértad* Mère Marguerite-Marie, des Ursulines des Trois*Rivièr»s, a pa aenl* fournir quelques notes que nous utiliserons au cours de ce

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toeiiiet chrétiennes qui vivent honorablenent dans le monde • ', comme aussi pour cultiver leur mémoire, on leur faisait apprendre quelques pièces, religieuses généralement, oà chaque élève avait un rdle conforme à son inclination et à son caractère '.

Ces exercices si importants, si pratiques, étaient en usage au Canada, dès les premiers temps de la colonie, non seulement au collège, mais même à la cure de Québee. Les Annaiês des Ursulimes nous apprennent que les Pères Jésuites, afin d*encourager les enfants qui suivaient les leçons de catéchisme à la paroisse, « leur faisaient apprendre des vers et des tragédies fondées sur THcriture sainte, • distribuant à la fin, des prix et des récompenses à ceux et à celles qui s'étaient le mieux acquittés de leurs rôles '.

Les Mères Ursulines suivirent cet exemple et firent apprendre à leurs élèves des dialogues et des pastorales, et l*on peut voir encore, parai t-il, au monastère, « d'anciens manuscrits en prose et en vers, compo»és pour diverses circonstances, comme une cinquantième année de profession, le retour d'un pasteur, etc., etc > ^

M** de Saint-Vallier aimait à encourager ces excellents exercices et le Vieux récit rapporte que • le Dimanche de la Passion qui se rencontre cette année * dans l'octave de l'Annonciation, M* voulut assister à cette petite sction que

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