I. Lettre do 5 BOYcmbrr 1711. Voir plot bant
pendant lequel on faisait une lecture. La récréation qui suivait ne durait que trois quarts d^heure. De midi et quart jusqu'à une heure et demie, étude, suivie d*un léger goûter. Classe, de deux heures à quatre heures et demie, puis étude jusqu'au souper qui se prenait à six heures. Après trois quarts d'heure de récréation, il y avait répétition générale. On faisait ensuite la visite au Saint Sacrement, la prière du soir, et à neuf heures, sonnait le coucher.
Naturellement, cet horaire variait quelque peu 1^*= 'dimanches et fêtes.
Le congé de chaque semaine était fixé au jeudi. Depuis le commencement de Tannée jusqu'à Pâques, il y avait classe ou étude jusqu'à neuf heures et demie. Après Pâques, c'était congé tout le jour *. Pour tout le reste, à part quelques dispositions particulières aux Jésuites, on suivait dans leurs collèges, les règlements qui, aujourd'hui, sont encore en vigueur dans toutes les bonnes maisons d'éducation.
Est-il certain qu'on ait adopté au Collège de Québec les us et coutumes du Collège de Laflèche? Nous ne voudrions pas l'affirmer trop catégoriquement Dans les grandes lignes, oui probablement ; dans tous les détails, nous ne le pensons pas. Il est bien vrai qu'à la Résidence de Montréal, en 1694, les élèves avaient leur messe à dix heures. Le Père de la Chauchetière nous rapporte aussi que les écoliers entraient en classe à neuf heures le matin et à trois heures le soir, et que la classe de mathématiques commençait à quatre heures *. Mais la Résidence de Montréal n'était pas
▼ol. II, pp. 30 à 4a s. HtléiwmséêsJèsmUês, éd. Thwaitct, vol. X«XIV, pp. 150-131.
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un collège résilier, et piuMciir:i des élèves du P. de la Chauchetière avaient la barbe au menton. Il se peut faire qu*iU aient eu un règlement particulier.
A Québec, si Ton en croit le coutumier des élèves du Séminaire, les classes commençaient, le matin, à sept heures et demie, et le soir à deux heures en hiver, à trois en été, et la messe avait lieu à neuf heures. Ce règlement était-il celui des pensionnaires au collège ou celui des externes? Encore une fois, nous Tignorons.
A part les classes d*humanités, de rhétorique et de philosophie, le cours classique comprenait plusieurs classes de grammaire: la sixième, la cinquième, la quatrième et la troisième, où Ton voyait un peu de littérature. La seconde ou humanités ainsi que la rhétorique correspondaient à nos classes actuelles. Nous dirons plus tard ce qu*on y enseignait.
Le personnel du Collège classique se composait d*abord du Recteur on Supérieur, qui remplissait cette charge pour toutes les missions du Canada. Au-dessous de lui, venait le Père Principal, personnage important, que nous nommerions aujourd'hui, dans nos séminaires et collèges, M. le Direc* teur. Ce sont bien les mêmes attributions, les mêmes pouvoirs, les mêmes fonctions. Sa surveillance devait s'étendre sur les pensionnaires et sur les extemei. Noos en avons trouvé une preuve dans un petit billet qni remonte à plus de cent soixante-quinze ans. C*est le Père Deslandes qui écrit au professeur : • Mon révérend père je vous prie d'excuser Desbarats qui s*est absenté de la claMC ce matin '. •