‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 142 sur 233 · I. Ankipn dm Sémimmtredt Qmihtc · texte numérisé non relu

I. Ankipn dm Sémimmtredt Qmihtc

On le voit, les billets d*absence ne sont pas d^invention moderne.

Après le Père Principal venaient le ministre, chargé spécialement du matériel, puis le Préfet général des classes, les surveillants ou préfets de chaque groupe, les professeurs ordinaires et les répétiteurs.

Nous n^avons pas l'intention de donner ici une liste complète de tous ces personnages qui ont joué un rôle dans l'instruction de la jeunesse canadienne d'autrefois, mais nous ne pensons pas sortir du cadre que nous nous sommes tracé en faisant passer devant les yeux du lecteur les noms de quelques-uns des plus remarquables.

Citons d'abord, parmi les supérieurs: les PP. Le Jeune Vimont, Lalemant, Ragueneau, LeMercier et de Quen.

C'est sous leur direction que fut fondé le Collège, que commença Tétude du latin, que se forma et se compléta le cours classique. L'œuvre ne pouvait tomber en meilleures mains. Plusieurs d'entre eux, en effet, ne devaient pas se contenter d'être de vaillants missionnaires, ils avaient voulu encore remplir les modestes fonctions de maîtres d'école, comme les PP. Lejeune et DeQuen, qui enseignèrent les grosses lettres aux enfants de Québec. Le P. LeMercier devint plus tard préfet des classes. Quant au père J. Laiemant, ancien recteur à Laâèche, il put, durant son rectorat à Québec, 1669-1665, faire profiter le Collège de l'expérience 1 qu'il avait acquise dans cette fameuse institution.

Avec les PP. Dablon, Beschefer, Bniyas et Bou\'art, qui n'eurent qu'à maintenir et à perfectionner l'œuvre de leurs prédécesseurs, on atteint le XVIII* siècle. Ceux qui suivirent jusqu'à la cession du pays, pour n'être pas aussi con*

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ntu peat-étr«, n*en tout pas moins encore très remarquables, et les PP. Vincent Bigot, Gennain, Julien Gamier, Lâchasse, Duparc, etc., remplirent dignement cette charge, honorable sans doute, mais bien difficile parfois. Car, nous le répé* tons, le recteur du Collège était en même temps supérieur de toutes les missions du Canada. Lourd fardeart si Ton songe au nombre et à retendue de ces missions et aux difficultés de toutes sortes que suscitait chaque jour cette administration aussi vaste que compliquée.

Nous aimons à croire qu*au milieu de ces occupations, souvent accompagnées de ministère actif, ces Pères trouvaient, dans la direction de leurs enfants, sinon un repos, da moins une consolation.

La charge du préfet général des classes ne le cédait guère en importance à celle du Père Principal. A lui incombait la tâche de veiller à Texécution du programme des études, de visiter les classes, de réchauffer le zèle des professeurs et de stimuler Tardeur des élèves. Les examens se passaient sous sa direction, et il lui appartenait de juger de la capacité ou de rincapacité d'un élève à passer à une clasK supérieure. C'était lui encore qui était chargé de voir à Tachât et à Ui préparation des prix, d*cn inscrire les attestations et de les signer de sa main. A Québec comme à Laflèche, il y eut des préfeU des études. Notons entre autres : le P. Lemercier qui, après avoir été à deux reprises supérieur génélal des missions du Canada, devint en 167 1 préfet des classes '.

Le Père Théodore Beschcfer, venu au pays avec le r^i.

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