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arrêta le texte définitif du Ratio Studiorum qui fut publié en 1603 *.
Au commencement du XVIir siècle, le Père Jouvenc>', qui avait été longtemps professeur de rhétorique, vint compléter le Ratio Studiorum et le mettre, pour ainsi dire, plus au jour par son ouvrage intitulé: Ratio discendi et docendi^ ouvrage qui a mérité les éloges des principaux personnages du temps.
« Ce livre, dit Rollin, est écrit avec une pureté, une élégance, avec une solidité de jugement et de réflexion, avec un goût de piété, qui ne laissent rien à désirer . . . ' ■
Voltaire lui-même n'avait pu s'empêcher de reconnaître que cet ouvrage était « Tun des meilleurs qu'on ait en ce genre et des moins connus depuis Quintillien « '.
Le Ratio Studiorum et le Ratio discendi^ voilà donc les règles qu'étaient obligés de suivre les Jésuites dans tous leurs collèges. Ce sont ces règles et ces pratiques que l'on retrouve en particulier, dans toute leur force et leur pureté, au célèbre Collège de Laflèche, qui aurait pu servir de modèle et de type à toutes les maisons d'enseignement secondaire aux XVII» et XVIII« siècles.
Cette méthode, nous sommes certain qu'elle fut suivie à peu près en son entier au Collège de Québec Les témoignages que nous avons cités plus haut ne laissent aucun doute à ce sujet. Essayons d'en faire voir l'application.
Le cours complet des études de lettres était de cinq ans