I. PaManl, op» cit,^ p
t. Traité dis études, éd. Bclin. 1813, vol. I. p. 8.
S. SiéiU dé LouU XI y, éd. Didot, 1854. p. S44*
MK urrTRis AU coixisoB a8i
au moins : trots années de grammaire, une ponr les huma* nit^ et une pour la rhétorique. Dans les trois premières classes, renseignement était presque exclusivement grammatical ; la seconde ou humanités préparait à la rhétorique ^
Naturellement, pour entrer dans les classes de lettres, il fallait savoir lire et écrire. A la petite école des Jésuitea, on enseignait la lecture, récriture et le calcul.
Jusque vers le milieu du XVII* siècle, dans les collèges de France, le cours se donnait en latin. C*est dire que presque tous les devoirs étaient grecs ou latins ; pas d'amplification française, pas de discours français; quelques versions latines, et voilà tout.
En classe, il était interdit aux professeurs et aux élèves de parler français ; la langue latine seule était permise. Il n'y avait d'exception que pour les élèves qui ne savaient pas le latin. ' Pour exciter l'émulation chez les élèves, les classes étaient divisées en deux camps, et chaque camp en décuries composées de dix élèves ayant à leur tète un dé» curion ; les autres dignités comprenaient un préteur, un tribun, des sénateurs et un empereur, ou encore, un consol ou dictateur. Les décuries récitaient leurs leçons aux déct>> rions, les décurions aux empereurs, les empereurs aux pro fesseurs ■.
Les notes des élèves, rédigées en latin, donnaient à la fois un aperçu du talent, du travail et du succès de chacon^
I. Rocbemootri»: Um€oU>g$iit/ésmitet,,.,llhp,4' a. Ibid, p. 49 H mlvaatcs.