‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 15 sur 233 · I. KtUUiom dt i6j6, p · texte numérisé non relu

I. KtUUiom dt i6j6, p

t. Roch— oatthi ; 0/. cit., %ol. II. p. 157.

y ReUH&m dt 1631. p. 4-

ACOLIS DRS GAftÇOHS X QOÈMWC S7

gnindet églises de France, et où, avec le catéchisme, le chant et les cérémonies, les enfants pouvaient api>fetidre à lire et à écrire. On s'adressa donc à Martin lk>utet qui consentit à prendre la direction de la nouvelle maitri»e.

Par acte pasaé devant Audouart, le a septembre 1651, Bontet se mettait au service de Téglise paroissiale de Québec en qualité de chantre, de maître des enfants de chœur, etc. Il s'engageait en outre à instruire ces enfants dans le plainchant et les cérémonies du chœur. Il devait même en prendre deux en pension, moyennant deux cents livres chacun, payables par la fabrique elle-même '.

Cest dans ce petit séminaire, situé sur remplacement actuel du presbytère de Québec, qu'un frère coadjnteur allait enseigner aux enfants à lire et à écrire.

Quelques années après sa fondation, la petite école des Jésuites avait été confiée à un frère coadjuteur, et il semble qu'il en ait été ainsi jusqu'en 1766. Le Père Raguenean, en 1651, et le catalogue de 1655 mentionnent un de ces frères : • Qui docet pueros légère et scribere est coadjutcr • '.

Ces bons frères coadjuteurs, ouvriers obscurs, qui peuvent être considérés comme les premiers maîtres d'école du pays, ne sont pas connus pour la plupart. L'histoire a pourtant conservé les noms de deux ou trois d*entre eux. Citons en premier lien Gilles Mesnard, soldat dn régiment de Cari« gnan.

Arrivé en l'été de 1665, il avait été envoyé an mois de juillet, avec une partie des troupes, poor tenir garnison an fort

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a. RoclMfDoatris I r. 310. note.

Richelieu. Le P. Chaiitnonot, nommé aumônier du fort, s'occupa activement de la formation religieuse et de rinstmction de ses ouailles. Parmi ceux qui profitèrent le plus, rap> porte le missionnaire, furent le capitaine Petit * et un soldat nommé Gilles Mesnard. Peu après, celui-ci se donna aux Jésuites et devint maître d^école '. On lit dans la circulaire touchant la mort du P. Chaumonot : « Un soldat, Gilles Mesnard, s'engagea pour toute sa vie à notre service et entre les différents emplois, il a eu 20 ans et plus une nombreuse classe d*enfants auxquels jusqu'à sa maladie qui nous Ta enlevé, il a appris à lire et à écrire avec Tapprobation de tout le pays *. »

Mesnard fit donc la petite école, chez les Jésuites, de 1666 à 1686 ou 1687, ou à peu près.

Nommons encore Germain Pierrard, Jean Marc et Pierre LeTellier *. Celui-ci paraît avoir enseigné de 1731 à 1749. ■ Dacei légère et scriberc », dit le catalogue de 1749 *. Le frère Noël, le remplaça peut-être; il est mentionné du moins comme faisant la petite école en 1756 *. Les frères Caxot et Maquet se chargèrent en partie de l'école primaire du collège, après la conquête '.

1. M. Ixniit Petit, ordonné prêtre le ai déc. 1670. fut longtemps miiftiooBairc en Acadic. Revenu vert 1694 ou 1695 au Séminaire de Uoéb«c. dont il était membre, il 7 moarat le 3 juin 1709. Agé de So Asa.

3 Carmjroa, AmfoàicgraïkU dm P, CMûumottoi, p. 6j. y Arckivtt dm Séminaire.

4 Rochemontetx. op. cit., vol. I, p. aia, note.

S. ReimHûmdnJhmiUs, éd. Thwâitet. vol. LXXIV.

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