‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 155 sur 233 · Court dm P, de LaBroist · texte numérisé non relu

Court dm P, de LaBroist

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Ce o*est plus lA an abrégé, un compendium^ dans le genre de celui dont nous avons parlé plus haut, mats un cours complet de toute la Logique, et Ton peut voir qu*il était assez considérable pour le temps.

Ce cours était*il particulier au profesaenr ? Doit-on plutôt y voir renseignement du Collège à cette époque, quels que fussent les professeurs? Le fond devait rester le même ; quant à la forme, elle changeait sans doute avec chaque professeur, qui lui donnait sa propre empreinte.

Quoi qu*il en soit, les thèses soutenues par Pierre Ménard, en 1759, se retrouvent toutes dans le cours du Père de La Brosse, dans le même ordre et souvent dans les mêmes termes. Il est certain cependant que cette année-là, le Père de La Brosse n'enseignait pas, puisqu'il était missionnaire à Saint-Michel d'Yamaska, où il fit les fonctions curiales et signa tous les actes aux registres, du 9 octobre 1 758 au 26 du même mois 1759.

Ménard fut probablement le dernier élève qui soutint publiquement ses thèses de philosophie au Collège des Jésuites, durant la domination française. Près d'un siècle avant lui, d'autres écoliers, eux aussi élèves du Collège de Québec, avaient inauguré ces soutenances publiques ou disputes philosophiques devant un auditoire, peu nombreux sans doute, mais capable de les juger et de les apprécier.

Le Journal des Jésuites nous a conservé le souvenir des deux premières séances de ce genre. L'une eut lieu le 2 juillet 1666, et le Père LeMercier, supérieur, qui tenait alors les AnnaleSy écrivait à cette date : « Les premières disputes de philosophie se font dans la congrégation avec succès. Toutes les puissances s'y trouvent M. l'Intendant entre

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autres y argumenta très bien. M. Jolliet et Pierre de Prancheville y ont très bien répondu de toute la logique K •

Le Père Bcschefer écrivait de Québec le 4 octobre 1666: • Nous avons Philosophie et sept écoliers qui ont soutenu des thèses. Jugez de là que Kébec est quelque chose de considérable '. •

Ces puissances dont parle Tannaliste, il est facile de les nommer. Ce sont, sans doute, avec M** de Laval, M. de Tracy, lieutenant général, M. de Courcelle, gouverneur. Talon, intendant de la Nouvelle-France. C'était plus que suffisant, ce semble, pour interloquer ces jeunes gens encore novices dans l'art de la parole, d'autant plus que ces hauts personnages que nous venons de nommer n'étaient pas là comme simples spectateurs, mais encore comme interrogateurs et comme juges. Et cependant, les deux candidats ne paraissent pas avoir été intimidés et répondirent très bien.

Pierre de Prancheville en était à sa première année de philosophie. Quant à Louis Jolliet, nous sommes porté à croire qu'il avait vu alors toute sa philosophie ; il était tonsuré et minoré depuis le 10 août 1662 '.

Le 15 juillet de l'année suivante, 1667, Pierre de Prancheville et Charles-Amador Martin « soutenaient de toute la philosophie, avec honneur et en bonne compagnie •, nous apprend encore \tJaumaL

Cesj trois élèves étaient canadiens de naissance, et leur

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