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us wciumcm au collège jij
Au même endroit on Ht encore que le 4 décembre 1651, « se repréaentJ la tragédie à^'HkracUus de Corneille • ; et le 16 avril 1659: « le représenta la tragédie du Cid de Corneille • *.
En 1694^ on joua à Québec le Nicomède de Corneille, et le MiikridaU de Racine '.
Jusque U, Tévéque, qui voyait avec peine le goût dn théâtre s'infiltrer au sein de la population, n'avait pas encore élevé la voix. Mais lorsqu'il fut informé qu'il était question de représenter bientôt le Tartujfe de Molière, il ne put tolérer davantage. Il protesta de toutes ses forces et eitaya de tenir tête à Frontenac lui-même, comme c'était son droit et son devoir, et il réussit à empêcher la représentation de cette comédie ', qui alors comme aujourd'hui, était considérée, par les esprits droits, comme une pièce dangereuse.
Cet incident était plus que suffisant pour que l'évéque, en vue du bon exemple, et afin de ne laisser prise à aucune critique, engageât les Jésuites à cesser, pour un temps du moins, toutes représentations, soit dramatiques soit littéraires.
Ceux-ci obéirent ; mais cette décision de ré\'éque, quelque juste et opportune qu'elle fût, dut être pénible aux maître» et aux élèves, particulièrement en certaines circonstances, comme à la distribution des prix, par exemple, que l'on faisait généralement précéder d'une petite comédie.
Noos venons de parler des prix, car en ces temps reculé»
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r Ikid., p. S4 1. ibùl A»- '■«/
il*y en avait, peu nombreux à la vérité, mais beaux et bons.
Laissons le Père de Rochemonteix nous| dire comment les choses se passaient au Collège de Laâèche :
• Le nombre des prix n'était pas aussi considérable que de nos jours. On comptait en rhétorique, un prix de catéchisme, uu premier et un second prix de discours latin, de vers latins, de discours grec, de vers grecs, de version latine ; en seconde, les mêmes prix, exepté le prix de vers grecs ; en troisième, un prix de catéchisme, un premier et un second prix de thème latin, de vers latins, de thème grec, de version latine », et ainsi de suite pour les classes inférieures.
« Pas de prix de sagesse, d'excellence, d'histoire, de diligence, de géographie, de mathématiques, de discours français, de narration française, d'orthographe, d'analyse... jamais de prix de philosophie.
« Les prix étaient de beaux ouvrages ordinairement des in-quartos et des in-folios, richement reliés, dus à la libéralité de quelque haut et puissant bienfaiteur. Ces livres, dorés sur tranche, avec donire sur les plats, des fleurs de lys et les armes du donateur, portent toujours sur le premier feuillet, servant de garde, l'attestation du prix obtenu avec la signature du préfet et le timbre du Collège *. »
Les ouvrages que l'on donne en prix, sont le plus souvent .des ouvrages classiques et latins '. Quelques-uns, œuvres plus récentes d'histoire ou de littérature, sont en français.
Quant au palmarès, il est toujours en latin '. La formule
t. Un eoUègês dêsJhmiUs,.,, vol. IV, pp. 197-aoi.
t. fhid., p. too. Voir là une lUte de qnriguttoni de ces oamgM.
y Ihid., Appendice, p. 405.
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tiùtét pour la proclamation de chaque prix ou accessit est bien la même, à peu de chose près, que celle dont on le aer\'ait encore au Séminaire de Québec il y a A peine dix ans.
Tels étaient, en quelques mots, le g:enre des prix et le mode de distribution au Collèg:e de Laflèche. Et à Québec? nous dira-t-on. A Québec, c'était la même chose, et nous pouvons l*affirmer avec d'autant plus d'assurance que nous avons été assez heureux pour retrouver huit ou dix volumes donnés en prix à quelques-uns des plus anciens élèves du Séminaire de Québec qui firent leurs classes chez les Jésuites.
Nous n'avons pu mettre la main sur l'un des palmarès de ce temps-là, à Québec, mais nous sommes persuadé que, pour la forme, ils étaient semblables à ceux du Collège de Laflèche. Là comme ici, on disait : « Pn'mum latini car» minis prœmium ,• pHmum doctrinœ christianœ prœmium meritus et consecutus est^ etc., et l'on ajoutait aussitôt, pour la consolation de ceux que le talent ou le succès n'avaient pas favorisés: ■ Proxime accesseruni : /® loco^ etc '. •
Les prix les plus anciens que nous ayons rencontrés sont de la distribution de 167 1. Il y en a de différentes dates: du mois d'août, des mois de novembre, de décembre et même de janvier 1672, mais dans l'attestation on dit toujours: « in publica prœmiofum distributionê •. Est-ce à dire qu'à Québec on faisait chaque année plusieurs distributions de prix ? Nous ne le pensons pas. La distribution solennelle
I. Noos •root, a«u Im archives dn Séminaire, na PûtmutrH de 1770 ; îl est en latin.
3i6 l'instruction au canada
avait Heu vers le 15 août Peut-^tre les prix offerts par un bienfaiteur n'étaient-ils pas tous arrivés à cette date et les distribuait on plus tard. Mais ce n'est là qu'une pure supposition.
Voici les noms de quelques-uns des élèves qui obtinrent des prix en 1671-72, ainsi que les titres des ouvrages, le format, etc.
En rhétorique: Louis Soumande \ i^ prix de version latine: Commentaires sur PEnèlde^ beau volume in-folio.
Jean Pinguet % i" prix de vers latins, même ouvrage que le précédent.
Claude Volant ", second prix de vers latins : Commentaire sur le troisième volume des discours de Cicèron. L'attestation est datée du 26 janvier 1672.
Classe supérieure de grammaire, c'est-à-dire la uoisieme:
Paul Vachon *, i" prix de version latine, même ouvrage que le précédent, mais l'attestation est datée du 30 dé» cembre 1671.
Classe inférieure de grammaire, probablement la sixième :
I. Loui* Soumande, né à Québec, le 14 mai 165a ; ordonné le ai déotmbre 1677; prêtre dn Séminaire, cnré de Sainte-Anne, de Saial- Joachim. directeur des fermes et de l'Ecole des ArU et Métiers, décédé le 19 avril 1706.
a. Jean Pinguet. baptisé à Québec le 8 décembre 1655. ordonné le at dtembre 1680: prêtre du Séminaire et cnré-miaaionnaire. Décédé à Québec en mars 1715.
3. Claude Volant, baptisé aux Trois-Riviéres. le 8 novembre 1654 ; erdoonéle 17 septembre 1678. prêtre du Séninaire, curé-miailoQnaire. Mort à Varennes le 8 octobre 1719.
4. Panl Vacboo. baptisé à Québec, le 9 aovtmbra 1656. ordonné le ai <l4ciMibft itto^ pi€tf« dn Séminaire, oné-niMionnaire, longtemps cnré dn Cap^le-la-Madaleine où il décile en mars iTaç.
ua acxENCES au collkck 317
Noël Gagnon \ i" prix de cat^hismc. A cet élève âgé de 1 1 ans, on donne un beau volume petit in*folio intitulé : Saémi lumys cm U Héros chrètiem, poème héroïque, par le Père Lemoyne, jésuite, et imprima m 1653. L'attestation est du 26 novembre 1671.
Tons ces prix sont de grands et beaux volumes reliés plein cuir, dorés sur tranches, et portant sur les plats les armes de Talon. C*est dire que Tintendant en était le généreux donateur.
Toutes les attestations sont écrites et signées de la main du Père LeMercier, alors préfet des études ; elles diffèrent très peu de celles dont on se sert encore aujourd'hui au Séminaire de Québec. En voici une pour exemple : Ego infra scriptuSy coiUgii Quebecensis societatis Jesu prafectus testar ingtnuum adoUscentem Ludovicum Soumande primum in Rhetoricâ soluUt oraiionis prœmium in publicà prœmiamm dis tribut ione /actâ mense augusti i6yt meritum et const^ cutum esse. In eu jus rei /idem nomen adscripsi sigilio coUegH muni tu m. (Signé) François LeMercier.
Et plus bas, à gauche, est le timbre du collège.
Nous avons trouvé encore deux prix pour Tannée 1679; ils sont datés du 30 janvier et signés par le père Théodore Besdsefer, préfet des études.
L*un de ces volumes est un Commentaire sur Horaee^ petit in-folio, de plus de mille pages, et donné comme prix de version à Jean-Frauçois Buisson, élève de rhétorique '•