‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 160 sur 233 · I. Noël OtcBM sortit do Sénteair» raaaét tslvante · texte numérisé non relu

I. Noël OtcBM sortit do Sénteair» raaaét tslvante

a. JcM-Ffiaçois BiiiMoo do Soiat-Coant. bopliié à Qoawc, le a6 ao» Timbre 1660. ocdo—é lo jo aovooibre 16S3, prêtre du Sémiaoirt dont il fnt loogtetnp» le procureur. DCeédé le 15 marm 171a.

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L'autre comprend les œuvres de Tite-Live, de Florus et de Polybe. Ce prix avait été remporté par Jacques Dachesntau, fils de Tintendant, et pour lors élève de troisième. Cest un petit in-folio de mille à douze cents pages. Ces deux volumes ne diffèrent des précédents, quant à la reliure^ que par les plats qui sont parsemés de fleurs de lys et qui portent les armes de Duchesneau.

Le Père préfet varie un peu l'attestation qu'il met en tête du volume donné au fils de l'intendant, et il écrit : « tester noàilem adolescent em . , , ex liber ait ta te et mu niacentia Illustrissimi viri Domini Domini Jacobi Duchés^ neau in nova Francia Ararii juris et politiœ prœfectns prcemium solutœ orationis^ etc. ■

Plus tard, le 6 septembre 1741, on donne à Fraoçoi» Foucher, un Pline^ comme prix de discours latin. Le préfet des études était alors le Père Messaiger.

Enfin, en 1753, le 3 août, Hippolyte Filiau ayant remporté le prix de version latine, reçoit le Cours de Sciences du Phre Buffier^ volume grand in-folio de plus de seize cents pages, et portant sur les plats, les armes du Roi. C'était un don de l'intendant Bigot, et le préfet des études, le Père Le- Bansais, crut devoir lui exprimer ainsi sa reconnaissance dans l'attestation même. , , • ex munificentia DD, Bigot ncvce Franciœ prœtoris inclyti necnon agonothetœ illustrissimi. ..et ad perpeluam liberalitatis ejus mêmonmm nomem aie meum subscripsL •

La poatérité n'a pas sanctionné le certificat d'intendant remarquable, prœtoris inclyti^ que le Père donnait à Bigot, mais elle n'a jamais douté de sa libéralité, et le fait que noua venons de mentionner en est une nouvelle preuve.

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On aura remarqué sans doute qu*il y avait, chez les Jesottca, dca prix de catéchisme dans toutes les daaaea, tandis que poor une foule éHratres matières, et très imporUntes, il n*y en avait pas. La raison c*est que renseignement religieux faisait la base du cours dans leurs collèges où, pour nous aer\'ir d*une expression du P. de Rochemonteix, • si les études sont classiques, l'éducation doit être chré> tienne • *.

Ainsi donc, on ne se contentait pas de faire apprendre aux élèves un cours de religion, mais on s'efforçait encore, par tous les moyens, d'affermir leurs convictions et de les former à la piété.

Des congrégations de la Sainte Vierge avaient été érigées dans ce dernier but II y en avait ordinairement deux dans chaque collège : une pour les pensionnaires et l'autre pour les externes.

Les lettres testimoniales pour les pensionnaires, portaient, en tète, une gravure représentant l'Assomption de la Sainte Vierge; celles des externes une Immaculée-Conception. Ces dernières étaient encore en usage au Petit Séminaire de Québec, longtemps après la cession du pays.

La formule de réception n'a pas varié, et le récipiendaire disait en ce temps-là comme aujourd'hui : Sancta Maria Mater Dei et VirgOy Ego, N. . . etc.

La petite Congrégation pour les écoliers fut établie an Collège de Québec en 1664 par le Père Pijart '. La grande, destinée aux gens du monde, existait déjà depuis plusieurs années.

I. Um eottigt ééJtsmUfs. . . vol. II. p. isa 9. JtmrwÊJ éêi JtsuiUi, octobrt 1664.

C*est à la petite Congrégation du Collège, dans la chapelle dédiée à TAnnonciation, que se rendaient, à toutes les assemblées, les pensionnaires du Séminaire. Cette pratique ne fut abandonnée qu'en 1759, si on en croit M. Bédard, l'auteur des Transcripta '.

Pierre Loiseau, décédé en 1699, et Joseph Landron, mort en 1702, élève de rhétorique, avaient été longtemps sacris* tains à la petite Congrégation '.

Le Père Germain écrivait, en 171 1, au sujet des Congrégations : « Nous avons aussi dans ce collège deux congrégations, la grande pour les Messieurs et la petite pour les écoliers ; tous les congréganistes ont une véritable dévotion â la Sainte Vierge et si affectionnés à l'honorer dans ses chapelles qu'ils regardent comme un grand opprobre d'en être exclus'. . . »

Pour terminer ce chapitre, nous pourrions dire un mot des vacances, mais nous nous réservons d'en parler quand il sera question du Petit Séminaire de Québec Notons toutefois, en passant, qu'à Québec elles commençaient vers le 15 août pour se terminer le preuiier octobre.

Le Père Germain, que nous venons de citer, écnvait encore à son Général ^ :

« Pour ce qui est du Collège de Québec, toutes choses y sont ou se font comme dans nos collèges d'Europe, et peutêtre avec plus de régularité et d'exactitude et de fruit que dans plusieurs de nos collèges de France. . . »

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