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5. JmmwmkU H Dèhbèrmtimi ém CûmâtU S&mmermim, Unébcc. Imprimerie Caié. pûàê DmwiiHt lttS-9i : six roU. Vol. I. pp. 9a et lia.
jaS I.*INSTRUCTION AU CANADA
• I>s jeunes gens se dénouent et se jettent dans les écoles pour les sciences, dans les arts, les métiers et surtout dans la marine, de sorte que si cette inclination se nourrit un peu, il y a lieu d'espérer que ce pays deviendra une pépinière de navigation, de pécheurs, de matelots et d^ouvriers, tous ayant naturellement des dispositions à ces emplois. Le sieur Saint-Martin (qui est aux Pères Jésuites en qualité de Frère donné, assez savant en mathématiques) a bien voulu, à ma prière, se donner le soin d'enseigner la jeunesse *.
Si on en croit cette lettre, ce serait donc à la prière de Talon que Boutet serait devenu officiellement professeur es mathématiques à Québec. A quelle date? en 1665 ou en 1671 ? C'est ce que nous ne pouvons dire.
Il est certain qu'il enseignait au Collège dès 1665. La nomination officielle par Talon, datant de 1671, c'est alors seulement que fut inaugurée cette classe régulière, plus tard subventionnée par l'Etat, et dont les titulaires, jésuites ou laïques, devaient se succéder presque sans interruption, jusqu'à la fin de la domination française.
Talon, à qui rien n'échappait de ce qui pouvait être utile au pays, ne rêvait rien moins que d'une académie de marine où l'on instruirait les jeunes gens qui ne pouvaient apprendre d'autres métiers. Ces jeunes gens, après avoir
I. .-/n-A. de Pmris, Corretp. gén.» 1668-1672. vol. III. cité par le P. de Rochemonteix. XV II» •tècle. I. p. 213. note.
M. l'abbé Augiwte (VoMelin. dam ton travail sur le /'. dt Bommêtûtnp^ (Sodété Royale. II« aérie. vol. I. p. 95), cite une lettre de Talott au roi, 3 aoftuibre 1671. où il est dit : • Le frère donné Jéanite. asoaUtnl matbéflMtkicn. Instruit U jeunetee. • Nona n*avooa pn raUmvtr ealtt lettre» ^ pourrait bien être celle du a novembre, avec quelques variantes.
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suivi on coniB théoriqne, feraient mis sar des barques pour s'accoutnmer à la mer et, par la pratique, deviendraient 4c bous pilotes, propres à toutes les découvertes. « Cela VRodrait bien mieux pour eux et le pays, continuait Talon, que le latin qu*on leur fait apprendre. • Il ne song^t pas, remarque avec justesse le Père de Rochemonteix à qui nous empruntons ce détail, que le latin • était du motna indispensable pour le recnitement du clergé et de la plupart des carrières civiles • '.
Noos ne savons pas si cette académie de marine fut jamais définitivement organisée, mais nous pouvons assurer qu*elle eut un commencement Saint-Martin se mit à Tœuvre ; il donna des cours, forma des pilotes, délivra des certificats d*axpenteur et fit lui-même des arpentages. Sous ce rapport, il devint même Vexempiar sur lequel devaient se modeler tous les autres arpenteurs.
Le i*' mai 1672, Louis-Marin Boucher était nommé arpenteur sur l'attestation que Martin Boutet avait donnée de sa capacité \
On voit encore par deux ordonnances du Conseil supérieur, en 1674 et en 1676 ', qu*à Tavenir, aucun arpenteur ne serait reçu comme tel, à moins qu'il n*eût fait conformer pnr Boutet, Tinstrument dont il devait se servir, avec ceux des iioties arpenteurs.
itcix : Lts JiimiUs et la . . . .ul. I. p. 914.
a. Cf. jos.-Bd. Roy : BmUttim des Retk. Hisê., ^ttA, I. p. 18 etc. Artictot iatitaléB : Lm emrtogrm^i* et r*rptmimgi wms U rèfimu /rûmimis. How y avoM poité largiaiit.
3. Jugnm^mis H Pèlièhrmihms ém CmuHt Sampfrmim, S9 iaavier 1674 et II mai 1676. vol. II. pp. SStiSç.
Enfin, le 13 octobre 1676, le P. Bnjalran qui arrivait de France, écrivait de Sillery: «... il y a (au Collège) on séculier qui 8*est donné au Collège et qui enaeigne tout ce qu'il est nécessaire de savoir de mathématiques pour ce pays. Il a instruit la plupart des capitaines qui conduisent les vaisseaux en ce pays '.
Certes, voilà un témoignage important et nous ne sommes pas éloigné d*y voir la preuve que l'école de marine existait, du moins en pratique, depuis plusieurs années, probable* ment depuis 1665. On ne peut croire en effet que de 167 1 à 1676, Martin Boutet aurait eu le temps de préparer la plupart des capitaines ou pilotes qui conduisaient les vais> seaux en Canada, à cette dernière date.
Nous aimerions à connaître les noms de quelques-uns de ces élèves ; mais il ne nous a pas été possible de les retracer. Nous croyons cependant, avec M. J.-Ed. Roy * et M. Tabbé Auguste Gosselin*, que c'est probablement cher Martin Boutet que « JoUiet, l'immortel découvreur du Miasissipi, avait puisé les connaissances hydrographiques qui lui permirent de lever la carte des endroits qu'il parcourut en compagnie du Père Marquette •.
A partir de 1676, nous ne voyons plus mentionné, dans les actes publics, le nom de Martin Boutet II dut mourir peu d'années après. Le 8 mai 1686, Denon ville écrivait au ministre : « J'ai Thonneur de vous mander qu'il serait bien «tile au roi et au pays d'avoir ici quelqu'un qui enseignât