I. KelmHûmi éetjtsmiles, éd. TbwaitM, vol. LX, p. 14a
a. BmUêHm de RHhfrtkêi HistoH^tus^ I. p. ao.
j^ Le P, Bommètmmp, Soc. Roy., a* aérk. voU I. p. a6.
MATRÈMATigUIS KT HVDROGRAPIflK 33I
Its pnndpet de la navigation. Les Pères Jésuites en ont eu un qui s*est dit adonné à eux, lequel a fait tout ce que nous avons en de gens qui ont entendu la navigation, et qui sen'ent nos marchands. Il y a du temps que cet homme est mort ; à moins que le roi ne donne quelque chose pour cela, notu n*aurons plus personne; cependant nous manquons de pilotes, en étant mort cinq depuis trois ans, dont le pays souffre beaucoup \ •
Cette année-là même, J.-B. Pranquelin, qui résidait à Québec depuis plusieurs années, fut nommé • maître d*hydrographie pour le roi à Québec •.
L*année suivante (1687), il remerciait le ministre de lui a\'oir procuré cet emploi et lui représentait qu*étant obligé d*avoir un logement qui lui coûtait 100 écus pour pouvoir y donner ses leçons et que n*ayant que 400 livres d*appointements, il lui serait difficile de subsister. Et il ajoutait qu'il s'appliquerait cependant de son mieux à Tinstruction de ses écoliers -,
Boutet ne semble pas avoir eu d'autre titre que celui de professeur es mathématiques. Pranquelin sera hydrographe pour le roi et professeur d'hydrographie. Cependant, lui et ses successeurs seront appelés tantôt hydrographes, tantôt mathématiciens. Mais le nom ne fait rien à la chose, et il s'agit toujours de la même science.
Avant d'aller plus loin, il ne sera peut-être pas hors de propos de se demander ce que l'on entendait, en ce tempslà, par hydrographie. Nous laÎMcrous à nn professeur, le
t. M. KfBC^ c;agQoa : IjomUJoiiUl, p. 167. J. M. J R. Rojr. /«•. ni., p. 34.
Père André, le soin de nous la définir : • L'hydrographie, dit-il, est la description dtrs eaux, ou la science qui en traite. Or on peut considérer les eaux en plusieurs façons différentes ; ou en physicien^ pour en connaître la nature, ou en médecin^ pour en connaître les vertus, ou en chimiste^ pour en étudier les principes élémentaires, ou eu géographe^ pour en décrire la position sur le globe terrestre, ou en navigateur^ pour en expliquer Tusage par rapport au plus beau des arts, qui est sans contredit la navigation. C'est sons ces deux dernières considérations que nous allons enseigner la mer ^ *
Il n'y manque rien, mais en pratique, c'est l'étude de cette partie de la géographie qui concerne l'art de la navigation.
Le Père Pajot se contentait de définir Thydrographie : « la description de l'océan, des mers, des golfes, détroits, costes maritimes, isthmes, promontoires, îles, péninsules ou presqu'îles, des fleuves, fontaines, lacs, marests, etc. ^
C'est aussi clair et beaucoup plus court.
« En ce temps-là, écrit le Père de Rochemonteix, l'hydrographie faisait partie de la géographie, et au Canada, pays de lacs et de rivières, cette étude avait un intérêt spécial, une application immédiate '. •
Revenons à Franquelin. Sa nomination était excellente à tous les points de vue. Habitant le pays depuis 1672 ^ il en avait étudié la géographie et avait levé déjà plusieurs