‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 167 sur 233 · I. U, J.-B. Roy. iof. ni., p · texte numérisé non relu

I. U, J.-B. Roy. iof. ni., p

a. Corresp. gèm., Artk. drs Col., copie à l'Archevêché d*

fat d'abord question du Père de la Chauchetière, alors à la Résidence de Montréal, mais le Père Silvy, excellent mathématicien, fut choisi à sa place \

Dans une lettre du 20 septembre 1694, le Père de la Chauchetière, après avoir rapporté que, faute de temps, il n'avait pu s*embarquer pour la baie d'Hudson pour tenir classe de mathématiques dans le vaissean, ajoutait : « J'ai des élèves qui ont la barbe au menton auxquels j'apprends la marine et les fortifications et autres choses de mathé* matiques. J'ai un de mes élèves qui est pilote dans le navire qui va au Nord '. ■

Le 7 août précédent, il avait écrit à son frère qu'il enseignait les mathématiques à certains jeunes gens, officiers dans les troupes : « J'ai, disait-il, deux ou trois disciples sur les vaisseaux et j'en ai un qui est sous-pilote sur un navire du roi ". •

Les Jésuites enseignaient donc, au moins à Montréal, les mathématiques et l'hydrographie, dans le temps même que Pranquelin était chargé de ce cours à Québec. Il est à remarquer que les Pères n'avaient alors aucune fondation à cet effet ; l'intérêt seul des jeunes gens les avaient engagés à faire cette dépense *.

D'après le Père de Rochemonteix, le Père Silvy, à son

1. Le P. de U CiMucbctièrc au V. }ouhênnt»u,'~'/feUtioms drs J/smiUs, éd. Thwaites. vol. LXIV. p. 146.

t. Hêi. éts/hmUs, io€. cii., p. 148.

4. Il est à noter qti'ta 1707, an moins, ke Prèrw Cbaron enaeignaicat U naWgatioa et les fortificatioaa : (Lattre de

1707. «it<e plw loin.)

M ATHfalATlQVlS KT HVDROGKAPHTK 355.

retour de la baie d'Hodsoii, alla demeurer au Collège de Qoébec où il prolcm d*abord les mathématiques, puis exerça les fonctiona de ministre \

Le même auteur avait dit auparavant ', que le Père Silvy fut le premier Jésuite chargé officiellement des cours de mathématiques et d*hydrographie« C*est ponible,- mais cette nomination n*eut lieu qu*au commencement du XVIII* siècle.

Franqnelin, proleaseur titulaire dHiydrographie, étant repiité en France, Louis Jolliet fut choisi pour le remplacer, le 50 avril 1697 '•

Depuis longtemps, le découvreur du Mississipi souliaitait d^ètre nommé à cette position. • Il désirait, écrit M. Ernest Gagnon, contribuer à la formation d*une marine francocanadienne, par des leçons d^bydrographie données pendant la saison d'hiver. C'était Tœuvre commencée par Martin Boutet. sous rinspiration de Talon, que Jolliet désirait reprendre. * »

Dès le 13 novembre 1685, M. de Denonville écrivait au ministre, en lui envoyant une carte : « J*espère que vous content de Touvrage du Sieur Jolliet qui vous deen grâce de vouloir bien l'employer à enseigner la navigation. *•

Trop tard ; lorsque cette lettre arriva à destination, Fran-

t. Lts JHuiUs et Im .S. 'F. mu XlJi' ludr, toI. iii. p. 976, note.

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