‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 179 sur 233 · Cbarttvols: Im*. til · texte numérisé non relu

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ftCOLI DES ARTS KT MÉTIUtS 349

La Tour, après avoir énuméré les causes qui éloignaient les enfants de Tétude, écrit: • Ils réuassasent beaucoup mieux dans les onx'rages des mains ; les arts y sont portés à une grande perfection et on y trouve en tous genres de fort bons ou\Tiers ^ •

Ce sont ces heureuses dispositions que M** de Laval essaya d*encourager et de développer chez tous les enfants que Ton confiait à ses soins. Il fit plus : comprenant que plusieurs, parmi les élèves qui entraient au Petit Séminaire, ne persévéreraient point, il voulut donner à ceux-li le moyen de se préparer uu avenir. Et voilà pourquoi PÊcole des Arts et Métiers exista en même temps au Petit Sémt* naire de Québec et à Saint-Joachim.

Qu*on ait enseigné des métiers au Petit Séminaire et dès les premiers temps, la chose ne fait aucun doute. Ainsi, J.-B. Ménard, entré en 167 1, repasse en France en 1678, après avoir appris le métier de menuisier ; Jean Gagnon, qui entra Tannée suivante au Séminaire, eu sortit charpentier. Charles Le Normand finit par être couvreur, après avoir passé sept ans dans la maison. Et ainsi de suite. Nous avons relevé quatorze noms, de 167 1 à 1685. Les métiers les plus utiles sont enseignés, entre autres ceux de menuisier^ de charpentier et de couvreur, de cordonnier, de couturier, de maçon, etc.

Quant aux arts, on en cultivait certainement quelquesuns, la sculpture par exemple. C*eit La Potherie qui nous rapprend lorsqu'il dit, en parlant de la chapelle du Séminaire' : « La sculpture, que l'on estime 10,000 écus, en est

1. Mèm&im smr tm Viêéê Mff éê Lmvml» p. 99. a. Coostrailt d« 1695 à 1696, iiwdléi «a 1701.

très belle; elle a été faite par les séminaristes qni n^ont rien épargné pour mettre Toavrage dans sa perfection. Le maître-autel est un ouvrage d*arcliitecture à la corinthienne ; les murailles sont revêtues de lambris et de sculptures dans lesquels sont plusieurs grands tableaux. Les ornements qui les accompagnent se vont terminer .sous la corniche de la voûte qui est à pans, sous lesquels sont des compartiments en lozange, accompagnés d^omements en scnlptnre peints et dorés *. »

Cette œuvre d*art ne fut pas la seule à laquelle travaillèrent les élèves de Québec. Elle suffirait quand même à démontrer que TEcole des Arts, à Québec, ne le cédait pas à celle de Saint-Joachira, pour Timportance et le fini des travaux.

L'ancien règlement du Petit Séminaire prouve encore qu'on enseignait les arts et métiers à Québec. An chapitre des règles communes, art. 15, on lit ce qui suit : «... Ils auront tous quelques mestiers pour s'occuper hors le temps de leurs exercices et tascheront que leurs travaux soient utiles au Séminaire et aux Églises. Pour ce sujet, ils les feront avec obéissance et ne pourront s'engager à aucun travail pour ceux du dehors sans en avoir eu la pei> miision auparavant. »

Bt plus loin, lorsqu'il s'agit des enfants qui « n'étudient point », mais qui se destinent an service du Séminaire : • Quand ils apprendront quelque mestier, ils seront fort soumis et respectueux à ceux qui les leur enseignent, afin d'honorer en cela la soumission de Jésus à l'égard de saint

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