‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 183 sur 233 · nu,, lo€, cii · texte numérisé non relu

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tCOUL DIS ARTS ET M^TIBIS 363

abominations, noua fonmics prêt à le concéder; d*antres, sana être dea chef»Kl*œu\Te, avaient une certaine valeur artistique. La plupart ont été détruites on relevées dans quelque coin obscur. Nous en connaissons une, toutefois, qui a une place d'honneur dans la jolie église qui la possède. Nous voulons parler de la très belle statue de Notre-Damede-Poy, sculptée en 17 16, par Pierre<îabriel Le Prévost, curé de cette paroisse, ancien élève du Petit Séminaire et ancien régent des écoliers du Cap-Tourmente.

Cette statue, qui repose sur un socle d*ébène, peut avoir deux pieds de hauteur ; la beauté de la Vierge et de TEufant Jésus, la souplesse des vêtements aussi bien que le fini de l'onvrage peuvent la faire regarder encore aujourd'hui comme une véritable œuvre d'art.

On voit enfin par notre vieux document, que les élèves apprenaient la peinture à Saint-Joachim. S'agit-il ici de l'art de la peinture ou du métier de peintre? Nous ne pouvons rien affirmer, mais nous penchons pour l'art Outre le fait que, dans le mémoire cité, la peinture est placée entre la sculpture et la dorure, il est certain que les élèves avaient quelqu'un capable de la leur enseigner. En effet, M. LeBlond n'était pas seulement architecte et sculpteur, il était encore peintre. I^f. Tremblay nous en fournit la preuve. Il écrivait, le treize juin 1696 : • Je n'ai point eu de nouvelles de ce I«atour, peintre de Bordeaux, quoique j'aie écrit pour cela.* Et M' de Laval mit en marge: • M. I^Blond, ecclésiastique • '.

Si vratmeot l'art de la peinture a été cultivé à Saint*

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