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Joachitn, on ne connaît pas de chefs-d'œuvre qui soient sortis de là. Mais ce que nous avons insinué plus haut^ au sujet des statues qui ornaient autrefois quelques-unes de nos églises, pourrait aussi s'appliquer aux toiles plus ou moins réussies, et même à de véritables croûtes que Ton peut trouver encore dans certaines communautés, ou enfouies dans les ravalements de quelque sacristie.
Il y a par exemple, dans les couloirs du cloître, à THôtel- Dieu de Québec, et aussi dans l'église de Saint-Anne-de- Beaupré, des peintures anciennes qui, par leurs couleurs criardes, la pauvreté du dessin, l'absence de perspective, dénotent une belle inexpérience. Nous ne pouvons croire qu'elles soient venues de France. Personne ne songera à les attribuer toutes, même les plus mauvaises, au frère Luc, récollet, « excellent peintre, dit l'abbé Tanguay, et qui laissa au Canada des peintures remarquables » '
Nous ne voudrions pas non plus, sans preuve, eu icnir responsable « M. I^Blond, peintre de Bordeaux •. Il resterait donc à en charger quelques particuliers, peut-être des élèves de Saint-Joachim, auxquels on pourrait adjoindre un des plus anciens prêtres du Séminaire, M. Hugues Pommier, dont l'abbé de la Tour écrivait quelque part : « Il se piquait de peinture, faisait beaucoup de tableaux; personne ne les
I. Répertoire du CUrgé, p. 63.— L'abbé Tanguay aenible dier Char^ levotx. Celui-ci en effet assure que le Frère Luc était «estimé pour wtm peintures ». (K4I. in-ia. vol. II, p. 217.) Plut loin, parlant de l'église 4le« Kéoollets d'où il faudrait enlever quelques tableaux fort grossiers, il dit : • Le Frère Luc y en a mis de sa façon qui n'ont pas besoin de ots ombres. ■ {Ibid., vol. V, p. 110.)
Il y aurait, paralt-il. à Sainte-Attac-ds-Beaupré. deux toblwiBK do Frère Lac. BuUeHm des Reckerekes Historiques^ vol. VI. p. 15t.
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goûtait; il cspérm quVtt France fon talent ferait miens reconnn ; il n*y réuMÎt pas et te donna aux mimons de la campagne oi^ il réuwt *. •
A Montréal, les Frères Charon voulurent, dès les commen« céments, ouvrir dans leur hôpital une école dans le genre de celle de Saint* Joachim. Champigny écrivait au ministre, le 4 novembre 1693: « L'établissement que le roi a permis d'un hôpital à Montréal a commencé par la construction d'une fort belle maison, à laquelle le Sieur Charon principal fondateur a joint deux bonnes fermes (ce) qui fera subsister quatre-vingts à cent personnes. Cela fera tout le bien qu'on peut désirer, en instruisant la jeunesse et l'employant aux manufactures et à apprendre des métiers . . .
« Comme ils ont témoigné vouloir commencer le printemps prochain une briqueterie proche leur maison, je crois que vous ne désapprouverez pas que j'aie permis à un soldat de recrue, tuilier et briquetier, d'y aller travailler, en remboursant ce qu'il a coûté au Roi, si vous le désirez '. •
Cette idée ne déplut pas au Roi, et dans les lettres patentes qu'il accordait, le 14 avril 1694, il permettait TéUblissement d'un Hôpital-Général à Villemarie « pour recevoir des enfants pauvres, orphelins, leur faire apprendre des métiers et leur donner la meilleure éducation que faire se pourra ' . . . •
En 1699, le 30 mai, dans de nouvelles lettres patentes, le roi accordait aux Frères Charon « la permission d'établir