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des mauufactures d*arts et métiers Uaus leur maison et enclos ' ^
Malheureusement, les Hospitaliers avaient plus de bonne volonté que de ressources. , Aussi bien, le gouverneur et rintendant crurent-ils de leur devoir d'intéresser le ministre à ce qu'ils considéraient comme une bonne œuvre. Ils loi écrivirent donc en ce sens, le 20 octobre 1699. Après avoir fait remarquer que cette communauté n'a encore rien coûté au roi et au pays, où elle est cependant fort utile, et demandé pour elle exemption de droits sur les vins et eaux-de-vie, ils ajoutent : « Si Votre Majesté voulait avoir la bonté d*y joindre xooo livres pour parvenir plus aisément aux manufactures qu'ils vont commencer, cela procurerait un grand avantage à eux et à la colonie, parce qu'ils augmenteraient le nombre des jeunes gens pauvres qu'ils retirent pour les y employer \ »
De tout ce qui précède, on peut donc conclure que ce que nous appelons aujourd'hui l'enseignement spécial était en partie connu au Canada dès le XVII* siècle. Les classes de mathématiques et d'hydrographie ouvertes à Québec et à Montréal par le gouvernement, les Jésuites et les Frères Charon servirent à former des arpenteurs, des pilotes et des explorateurs; les écoles d'arts et métiers, celle de Saint- Joachim du moins, fournirent au pays bon nombre d'artisans habiles, sinon des artistes remarquables; la ferme modèle elle*œême contribua à répandre dans le pays plusieurs
I. Archives dit SS, Grues, MtMtHai, cité par Jm^ms Vigv, 5Mirdtuké £„ p. 193 fl. Cûrret^omdam^ê //»/r»/r.— Copte à l* Awlwrttbl
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cultivateurs, acct>utumc9 ucs leur jcuacssc aux travaux des champs.
Tous ces jeunes gens, plus tard artisans ou agriculteurs, avaient Tavantage de savoir lire, écrire et compter, et celui bien plus grand d*avoir été élevés chrétiennement et formés A la vertu. Devenus pères de famille, ils purent, tout en se rendant utiles à leur pays, servir de modèles à leurs concitoyens.
Nous nuirons pas }usqu*à prétendre que ces établissements dont nous venons de faire Phistorique, avaient atteint la perfection ; qu'ils aient répondu aux besoins les plus pressants de Pépoque, c'est déjà beaucoup. En tout cas, ils servent à démontrer, une fois de plus, la bonne entente qui régnait entre les autorités religieuses et le pouvoir civil au sujet de Pinstruction.
On trouve aussi dans ces pages de nouvelles preuves du sens pratique et de la générosité de M** de Laval, du zèle et du dévouement du Séminaire et des Frères Charon, de Pesprit d'initiative de Talon et de Denonville, ainsi que deS' bonnes dispositions du gouvernement de la mère patrie.