LES ÉCOLES LATINES
Les écoles latines.— Bcolet de la Pointe* de-Lévy, de Saint-Joachim, dn Châtean-Richer.— L'enseignement dn latin à Saint-Solpice et chcs les Pères Jésnites, à Montréal.— Classes particnlières de latin.— Mandement de Mffr Dosqnet à ses cnrés sur l'enseignement dn latin. — Raisons qni expliquent pourquoi un plus grand nombre d'élèves n'ont pas fait un cours classique complet
Il n*y eut, à proprement parler, au Canada, sous le r^ime français, qu*un seul établissement secondaire complet: le Collège des Jésuites. Si Ton considère l'état et la population du pays, on peut dire que c'était suffisant On est même étonné que, malgré tant de difficultés, un si grand nombre d'enfants aient pu passer par le Collège. Le cours était long, les dépenses considérables, et peu de familles avaient le moyen de tenir aux études, durant plusieurs années, un ou plusieurs enfants. On chercha à remédier à ces désavantages en fondant ça et là des écoles où, avec la lecture, l'écriture et le calcul, on enseignerait aux enfants, les rudiments du latin. Naturellement, ce fut le clergé qni s'en chargea.
Nous avons déjà parlé de ces écoles dans la première partie de ce travail, mais on nous permettra d'y revenir ici
LIS teOLIS LATUCKS JÔÇ
«t d*en dire un mot au point de vue de renseignement dn latin.
La première en date serait bien celle que tinrent les Jétoites, de 1635 ^ 1^0; mais comme elle devait faire partie du cours daasique alors en voie de formation, nous ne la mentMMdMMis qne pour mémoire.
On ne connaît que trois écoles latines organisées, dans la région de Québec, sous la domination française : celles de la Pointe-de-Lévy, de Saint- Joachim et du Château-Richer ; la première existait au XVII* siècle, les deux dernières an début du XVIII*.
A Saiut-Joseph de la Pointc-de-Lévy, le curé Boucher «nseigna le latin durant plusieurs années, et nous avons nommé les élèves qui sortirent de son école ayant un commencement de grammaire ou sachant même faire des thèmes. On se souvient aussi que son établissement était renommé et fréquenté, et que bon nombre de prêtres et de citoyens lui durent les commencements de leur éducation.
L'école latine de Saint-Joachim, fondée par les libéralités de Tabbé Soumande en 1701, fut transférée. Tannée suivante, au Chilteau-Richer, mais on y reprit renseignement du latin dans la suite, puisque Kalm, après avoir visité Saint- Joachim et logé à la grande ferme en 1749, écrivait : « Deux prêtres résident à Saint-Joachim et, avec eux, un certain nombfe de jeunes gens à qui ils enseignent la lecture, 1*^ criture et le latin. La plupart de ces élèves sont destinés à la piéiriie '. • Il avait dit auparavant : • U y a desécolei à Québec et à Saint-Joachim pour préparer aux ordres les