ArtkHm et /^H^r.— Copie ta Séminaire
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avait gagné aon point contre tout le monde : le gonv*enietir, ks Pères Jésuites et les habtUnts de la région de Montréal ; et il dut être aatiilatt, quand il reçnt lui-même cette note du ministre : « Je pense comme vous qu*il n*y a pas de né« ccitité de le faire (le Collège de Montréal). D'ailleurs, les conditions ne conviennent point, et il ne faut pas y penser pour le présent. •
M. de Beauhamois, qui avait déjà des raisons d*être mé> content de Dupuy, dut être choqué de sa manière d*agir dans cette question ; il cacha pourtant sa mauvaise humeur et se contenta de répondre au ministre, le !•' octobre sui«vaut : • J*ai informé les Pères Jésuites de ce que vous me faites rhonneur de me mander sur la proposition qu'ils avaient faite d'établir un collège à Montréal — je suis étonné que M. Dupuy à qui les Révérends Pères avaient remis un Mémoire sur cette affaire, pour l'inscrire dans la lettre commune, n'en ait rien fait. >
Trois ans plus tard, en 1731, Beauhamois et Hocquart revinrent à la charge et, pour prévenir toute objection concernant un nouveau subside, ils proposèrent d'employer pour l'éUblissement futur, la moitié des 3000 livres que le roi venait de retirer aux Frères Charon, à moins que le roi ne voulût consacrer cette somme au soutien de bons juges^^ oe qui, pour le moment, leur paraissait l'affaire capitale *.
« Nons avons raison de croire, disaient-ils dans la même lettre, que M. le Coadjuteur a dessein de demander ces 150a
I. ^nrM«rdSr Aw^.— CopfoaaSéadiiaire. Toot cet docniDcatt o«t été pabliét ipmr le Fère de Rochemonfi» : LêsJhmUu mm XVtth tièciê, vol. II. «f^pendice, pp. STS et •ttirantct.
livres pour le Séminaire de Montréal, à condition qo*il entretiendra trois ecclésiastiques pour Tinstruction de U jeunesse. Si vous vous déterminez à destiner cette somme pour un collège, elle conviendra mieux aux Jésuites qui sont plus dans Tusage d*élever les jeunes gens. Ces Régents sont fort souhaités par tous les pères de famille de la ville de Montréal 'dont les facultés sont trop modiques pour leur permettre d'envoyer leurs enfants à Québec. »
Nous n'avons pas vu la réponse du ministre, mais elle ne •lut pas plus favorable que les précédentes. Fallait-il donc abandonner la partie? Hocquart ne le crut pas. Ne pouvant obtenir tout, il demande moins. Si l'on ne veut pas établir un collège classique, qu'on donne au moins des professeurs techniques : « On estime, disait-il dans son rapport en 1736, que si dans chacune des villes de Québec et de Montréal, Sa Majesté votilait bien entretenir un maître qui enseignât la géométrie, les fortifications, la géographie aux cadets qui sont dans les troupes et que ces cadets fussent tenus d'être assidus aux leçons qui leur seraient données, cela formerait par la suite des sujets capables de rendre de bons services. Les Canadiens, ajoutet-il, ont communément de l'esprit et on croit que l'établissement proposé aurait le succès qu'on en peut espérer '. »
Vaines supplications! La Résidence de Montréal resta ce qu'elle était depuis 1692, une simple école latine où l'on enseignait en même temps les mathématiques, le tout aux irais des Pères Jésuites.
I. Os tattifaait pourtant eM aallèrM à Qnélwe «t à Montréal ; mils VinteniUnt veut un profMwnr tpécUl pour les ondcU qui ne pensent •nivrclttclâMcs du CoUègt de Québec on dtU Résidence de MonlfénL
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Cet établissement, toutefois, eut son utilité; il fut plus qu'une école préparatoire dans le sens strict du mot Nous n*irons pas cependant, jusqu'à y voir une extension et comme une succursale du Collège de Québec, mais il contribua probablement à son maintien et à son développement par les élèves qu*il lui fournit.
Cette institution, aussi bien que celles de Saint-Sulpice, de la Pointe<de-Lévy, de Saint-Joachim et du Château* Richer, servirent à préparer des élèves capables d'entrer en quatrième ou en troisième. Sur les huit cent quarantetrois élèves inscrits au Petit Séminaire de Québec, depuis sa fondation jusqu'à 1760, quatre-vingt-six sont désignés comme étant plus ou moins avancés dans le latin. Sur ce nombre, plusieurs venaient de Montréal et des environs. Le Collège des Jésuites dut recevoir, pour sa part, tout autant d'élèves ayant commencé le latin, que le Séminaire de Québec On peut donc affirmer que les écoles latines avaient leur raison d'être.
Dans les premiers temps de la colonie, ces écoles étaient malheureusement peu nombreuses à la campagne ; on n'en connaît que trois, dont deux disparurent probablement au commencement du XVIH* siècle. Certains curés ou missionnaires faisaient, à la vérité, des classes particulières de latin, mais ces cas étaient rares, à cause du petit nombre des prêtres et de l'étendue des missions qu'ils avaient à parcourir. Lorsque, dans la suite, les paroisses furent mieux organisées, il devint plus facile aux curés de consacrer une partie de leur temps à cette bonne œuvre. En 1735, M" Doiquet crut devoir faire appel à leur bonne
volonté et à leur générosité et, le 20 février, il adressait à ton clergé la belle lettre suivante :
« Depuis que la Providence nous a confié la charge du dioc^, Nous n'avons rien eu de plus à cœur que de voir fleurir et augmenter le clergé, convaincu que c'est de cette œuvre d*où doit sortir tout le bien spirituel que les peuples ont droit d'attendre et que nous pouvons espérer d'établir. C'est dans cette vue qu'attentif aux paroles de Jésus-Christ, Nous avons souvent élevé les mains vers le ciel pour prier le mattre de la moisson d'envoyer des ouvriers dans le vaste champ qu'il nous a donné à cultiver.
« Nous avons eu à la vérité la consolation de voir des hommes apostoliques touchés du même zèle et seconder nos intentions; un nouveau Collège s'est élevé à Québec * et on y a multiplié les régents, on a établi des écoles latines à Montréal ; mais cette augmentation ne répond pas à U multiplication du peuple, et nous avons la douleur de voir plusieurs paroisses manquer de prêtres, où les enfants ne sont pas instruits de ce qui est nécessaire au salut et où il est à craindre que l'ignorance jointe à l'éloignement des secours spirituels ne forment dans ces lieux le désordre et rimpiété. Nous ne doutons pas. Mes Très Chers Frères, qu'éclairés des lumières de la foi, comme vous l'êtes, et animés du zèle de votre état, vous ne soyez sensiblement touchés des besoins de ces âmes abandonnées, et que vous ne fussiez charmés de pouvoir contribuer à les secourir.
« C'est dans cette conâance que nous vous ouvrons notre coeur et que nous vous faisons part de notre sollicitude.