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us teOUtt LATIMIS 383.
Qaoi qti*il en soit, même for la fin de la domination françaiae, cet deux institutions ne pouvaient encore satisfaire à tous les besoins, ni fournir complètement ce clergé national lînnt U nécensité de\*enait de plus en plus urgente
D'abord, dans un pays comme était alors le Canada, où la population était peu nombreuse et dispersée sur un N-aste territoire, où Texercice du ministère sacerdotal demandait une vertu et un courage peu ordinaires, le discernement ef le développement des vocations ecclésiastiques présentaient des difficultés considérables.
A cela il faut ajouter que parmi les enfants chez qui Ton avait cru remarquer des dispositions à Tétat ecclésiastique, la plupart furent reconnus dans la suite comme n*y étant pas propres et renvoyés chez leurs parents avant la fin de leur cours. Sans doute, le clergé en général, les Jésuites et les prêtres du Séminaire en particulier, faisaient leur bonne part pour Tinstruction de la jeunesse canadienne ; mais ils crurent, et avec raison, devoir exercer une grande discrétion dans le choix de ceux qui se destinaient à Tétat ecclésiastique et ne pas pousser indifféremment vers le sacerdoce tous les élèves, qu'ils eussent ou non les dispositions requises. Les autorités du Séminaire, pour ne parler que de cette institution, s'en gardèrent bien, et sur huit cent quarante-trois élèves qui passèrent par leur maison, sous le régime français, c'est à peine si l'on en compte cent vingt qui furent appelés au sacerdoce, et il dut en être de même chez les Jésuites.
La difficulté de découvrir les vocations et de les développer, le manque de dispositions requises, chea un grand
nombre d'élèves, voilà donc des raisons qui expliquent le petit nombre des prêtres canadiens.
Il faut en ajouter une autre : la pauvreté, qui empêchait les parents de donner à leurs enfants une instruction supérieure au cours de laquelle aurait pu germer et se manifester la vocation ecclésiastique. • La grande difficulté que Ton trouve pour Téducation de la jeunesse, lit-on dans un Mémoire de 1743, vient de ce que les parents ne aont pas assez riches pour entretenir leurs enfants dans des collèges et des séminaires et, jusqu'à présent, on peut dire qu'il est étonnant que le pays ait pu fournir tous les ecclésiastiques qui y ont été fournis *. •
D'ailleurs, en dehors d'une vocation ecclésiastique marquée, rien ne pouvait engager les parents à faire entreprendre à leurs enfants des études longues et coûteuses.
En efiEet, la plupart des carrières libérales qui aujourd'hui ouvrent leurs portes à la jeunesse étudiante, existaient à peine au Canada ou ne demandaient pas d'études spéciales. Ainsi, il n'y avait pas d'avocats dans la colonie, sons le régime français. « Les rois déclarent bien nettement dans plusieurs de leurs édits concernant le Canada, qu'ils veulent de la promptitude dans la décision des procès et qu'ils désirent ôter autant que possible toute chicane dans le pays. Dans ses commentaires sur l'ordonnance de 1667, ^^ Conseil fait remarquer à plusieurs reprises qu'il n'est point à propos d'y en établir, vu que cet établissement lui serait préjudiciable \ B