‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 199 sur 233 · I. ibi · texte numérisé non relu

I. ibi

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Ce fat ven cette époque que Ton arréu les règlements dont nous |Mirlerons plus loin.

En 1684, M** de Laval panait pour PRurope, et Tannée suivante, M** de Saint-Vallier, choisi pour lui succéder, arrivait au Canada pour faire la x'isite de son futur diocèse. Le grand-vicaire fut frappé de la piété et de la bonne tenue des écoliers du Séminaire.

« Ces jeunes clercs, originaires du pays, écrivait-il ', sont élevés sous la conduite de Messieurs du Séminaire qui en prennent grand soin ; on les choisit autant qu*on peut d*un beau naturel, d'un esprit raisonnable et d*unc disposition de cœur et de corps à faire croire qu'ils ont quelque vocation à l'état ecclésiastique ; à mesure qu'on découvre qu'ils n'y sont pas appelés, on les renvoie. Ils font leurs études au Collège des RR. PP. Jésuites qui s'appliquent à les instruire avec une bonté particulière et qui leur enseignent les lettres humaines et les autres sciences où ils n*ont pas moins d'aptitude que les jeunes gens les mieux conditionnés de notre France ; cette étude ne les empêche pas d'apprendre en particulier quelque métier qui leur sert de divertissement dans la maison. Comme on leur distribue les arts selon leur inclination naturelle, on les voit réussir chacun dans le leur; ils font avec adresse cent petites choses non seulement pour l'utilité du domestique, mais aussi pour l'ornement des autels qu'ils parent euxmêmes avec beaucoup de génie et de propreté; ils sont tous si modestes à l'église, et ils se tiennent d'un air si dévot durant la célébration de l'office divin et des saints

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