I. Ankipes dm Shmimëirt
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et les philosophes parmi lesquels se trouvait Pierre Deuault, futur évéque de Québec. Ces élèves ne purent terminer leur cours à Québec. Chassés par la g^uerre, ils se réfugièrent à Montréal, sous la conduite de MM. Pressart et Gravé qui continuèrent, en cette ville, à leur donner des leçons de philosophie et de théologie.
Lorsque, en 1765, le Séminaire de Québec rouvrit ses portes à la jeunesse canadienne, il se transforma en collège.
Les Jésuites, que le mauvais vouloir du gouvernement anglais empêchait de se recruter, ne pouvaient, faute de sujets, continuer longtemps Tœuvre à laquelle ils se consacraient depuis tant d^années avec un zèle et un dévouement admirables. Le Séminaire de Québec s*en chargea ; il entreprit à son tour de donner l'enseignement classique et depuis lors, il n'a pas cessé d*être tout à la fois petit séminaire et collège.
Peu après le second incendie, Monsieur Pierre Pocquet dut abandonner la direction du Petit Séminaire pour prendre la desserte de la cure; mais il laissait ses chers enfants entre bonnes mains.
M. Ignace Hamel qui lui servait d*assistant depuis 1696, fut nommé à ce poste qu'il occupa durant de longues années. Jamais directeur ne fut plus écouté, plus respecté, plus aimé de ses élèves. Quoique d'une faible santé, il put résister jusque vers 1727 aux fatigues de ce ministère absorbant et souvent ingrat ; enfin, épuisé, il demanda et obtint d'être relevé de ses fonctions. Il languit encore quelques années et mourut le 6 septembre 1732, emportant la reconnaissance de ses anciens élèves en même temps
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que restime et Taffectton de tous ceux qui l*avatetit con* nu >.
Le jour méoie de sa mort, un de aes confrères du Séminatre probablement, écrivait au i^/iMffif/dtr^/ une courte notice nécrologique, peu connue juaqu*à prêtent, croyons-nous, et qu*on nous permettra de reproduire ici :
• Ce jourd*hui sixième septembre mil sept cent trente deux, environ les dix heures et quart du matin est décédé dans la chambre du pavillon du petit séminaire Monsieur Ignace Germain Hamel, prêtre, directeur, second assistant dn Séminaire et le plus ancien des chanoines de la cathédrale. Il naquit le dernier de juillet ' 167a et fut baptisé â Québec le même jour. A Tâge de neuf ans, il fut reçu pensionnaire dans le Petit Séminaire où par son application et exactitude à ses moindres devoirs, il s'attira Testime et Taffection du premier supérieur et fondateur de cette maison dont il commença dès lors à sucer cet esprit de piété, de droiture, de simplicité et d*amour pour la plus exacte régularité qui a fait toute sa vie son propre et spécial caractère. A la fin de son cours de philosophie, ses Supérieurs qui connaissaient en lui du zèle pour le bien, de la vivacité, une grande bonté et douceur naturelle et du talent pour conduire la jeunesse, le chargèrent en second de la conduite du Petit Séminaire. En lui donnant Thabit ecclésiastique, ils changèrent sa qualité de disciple en celle de maître de aca propres condisciples, témoignage non équivoque de la
f . Né â StfaHff-Fof. haptiié à Qodmc le si joillet i67> : pr*tf« le 6 j«te 1696, clwo<Bt W s6 ■ovtmbfe 1711.
a. Tkngiiij : {RèpmrMn et Oiei. gènimi. tW. i.) dit i|ti'tt «t aé la 11 jvmct. â Qnébw.
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parfaite intégrité de ses mœurs. Il fut ordonné prêtre par M^ de Laval au mois de mai 1696 et créé chanoine en 1712.
• Il n*usa jamais de Tautorité que lui donnaient ces nouveaux grades que pour se rendre plus utile à ses jeunes élèves; il s'est trouvé certaines années, chargé en chef et souvent seul de plus de quatre-vingts pensionnaires ; on l'a vn leur servir de maître, de père, de mère, etc.
« Qui dirait quelle a été son attention assidue, son travail pénible et continuel, sa vigilance et sa sollicitude dans tout ce qui concernait son emploi. Ennemi déclaré du vice, il le réprima toujours sans délai, sans rémission et sans acception, au moins dès qu'il le connaissait contagieux ; presque seul il a cultivé les premiers commencements de la science ou de la piété dans la plupart des personnes qui sont aujourd'hui répandues dans les différents états de la colonie et en particulier en tous les prêtres que le Canada a produits depuis plus de trente ans. Chose rare, il a toujours été aimé de ses disciples qu'il aimait lui-même très tendrement ; enfin, consommé avant le temps par le travail et ses infirmités, il a fini sa carrière âgé de 60 ans un mois et six jours par une maladie de neuf mois contractée dans l'exercice actuel de sa charge en vénération aux hommes et plus plein encore de mérites devant Dieu. »
Si, comme il est dit dans cette notice, M. Hamel contracta la maladie dont il mourut dans l'exercice même de sa charge, il faut en conclure qu'il était encore directeur du Petit Séminaire en- 1731 K En ce cas, à cause de sa
I. Le biofraplie aiirmit donc raitoa de ptrier des IrealB aaaéM et plo» (1696-1731) que If. Hamtl aanUt été directeur.
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faible tante et de aes infimiitét, dorant lea dernières annéea surtout, on crut devoir lui donner, pour Taider et le rem* placer, soit un séminariste, soit un jeune prêtre. De 1727 à 1739, ce fut M. Valois K Très sévère, il ne sut pas se faire aimer des élèves, et M. Tremblay écrivait au supérieur, il. de Saint- Perréol, le 15 avril 1728 : • On prétend que M. Valois que vous avez proposé au Petit Séminaire a traité les écoliers si durement qu*ils ont presque tous pris le parti de quitter. S*il avait consulté M. Hamel qui les connaissait si bien et en a tant élevé, il ne les aurait pas traités si durement. • Et M. Tremblay ajoute un peu plus loin : • Il faut espérer que M. Valois suivra plutôt les douceurs de M. Hamel et ramènera les esprits plutôt que de se laisKr aller à un zèle trop amer \ •
En 1729, M. Valois passa à la cure de Saint-Jean, I. O. Les Messieurs du Séminaire de Paris envo>'èrent pour le remplacer, M. EIzéar Vallier dont ils faisaient de grands éloges. « M*' de Samos a engagé nos Messieurs, disait-on, à destiner M. Vallier pour le Séminaire de Québec, pour aider à Tinstruction tant des jeunes ecclésiastiques que des jeunes gens qu*on élève pour les destiner à cet éut ; c*est un très vertueux ecclésiastique également pieux et propre pour les exercices, d'une humeur la plus douce et aussi je crois que vous ferez bien d*en faire un directeur '. « Noos
1. Arrivé an Onuida •■ 1716, prêtre le 15 juin 1797. nutlre au Prtit Séminaire, de 1717 à 17S9. c<né à Saintjcaa. I.-O.. (I7>9*i73t). et à Saint-Pierre. (i73i*>734): rrpaaaé en France, noo ta 174s. eommc le préiMd l'abbé Tangnaj. aato «a 17)4 ; déeédé à UBorhalto |iM m arrivée. {^rrA. 4im Sêtm.)
a. j1reài9gt ém Shmimmirg,