‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 213 sur 233 · I. Ankivtt dm S/mimsire.^ Lettre de · texte numérisé non relu

I. Ankivtt dm S/mimsire.^ Lettre de

a. M. Kni««t M^riDcl : BÊtUHim dn Kt€hfr€ket Hitêorifmit, vol. I. p. <M. et M. D. Soltc : tbid., pL 18B.

XVI II* siècle, Î1 parait avoir été de loo livres par an, l'entretien non compris. C'est ce qu'indiquent nos livres de comptes pour 1678, 1681 et i693«

En 1701, on prenait 172 livres pour la pension et l'entretien. Cette année-là, il y avait au Séminaire « quatrevingts écoliers, la plupart pauvres, qui donnent ce qn'ils peuvent ; trente y sont gratuitement » *.

Un autre document, de même date probablement, nous apprend qu'il y a « trente-deux enfants auxquels le Séminaire fournit actuellement la pension et l'entretien et quarante-buit pour lesquels on ne prend que 72 {sic pour 172 livres) de pension et d'entretien » '.

Ces 172 livres de France faisaient, en Canada, 230 livres •. Les directeurs du Séminaire de Paris trouvaient cette somme trop peu élevée, et M. Tremblay écrivait, le 10 mai 1701 : « Il me semble que vous ne devez pas laisser les pensions des enfants du Petit Séminaire si modiques, ne prenant que 230 livres du Canada. Les cboses sont venues si chères surtout pour l'entretien, que vous ne sanriex nourrir et entretenir un enfant, l'un portant l'autre, qu'il ne vous en coûte plus de 300 livres de Canada (225 livres de France) j*en suis très assuré. Toutes les pensions ont été augmentées en France et on n'en trouve point à Paris pour de petits enfants à moins de 300 livres dont on était

t. Elmi dât Ckargti tn /;o/.— Archives de l'Archevêché.— Cahier B de M. PerUod, p. 100.

9. Etat des revtnu^ des Communautés^ etc.— Archives de la Marine P. 3. copie & l'Archevêché de Québec.

3. La livre du Canada vaUit na quart de moins que celle de Praaoe. Bb 1694, ito livras nonnaie dn Canada ne faisaient que 90 livres monnaie da Pranot. {Artkives du Shm imaire de Quèbee. )

LS PSTXT SÀMINAIRV DU QUft»KC 4^9

quitte, de uotre temps, pour 200 et je sois sAr qu*on se sauvait plutôt à aoo autrefois qu*à 300 à présent *. •

Les parents payaient donc suivant leurs moyens. Les autorités du Séminaire, le procureur en particulier, étaient d^anangement Ainsi, en 1705, M. de Saint-Simon s*engàgt à ne payer que 150 livres par an pour son fils Alexiindre, avec promesse cependant de donner davantage, si ses affaires le lui permettent De plus, il rhabillera en entrant et lui fouinira le linge qui est à sou usage '.

Ju5qu*en 1730, le plus souvent du moins, Tentrctien était compris dans le prix de la pension. Cette année-lâ, disent les AmnaUs^ « on se résolut à ne plus se charger au Sémi* naire, de Tentretien d^aucun pensionnaire ». On ne fit exception que pour certains élèves dont les parents étaient éloignés. En 1733, un M. Lalande ayant demandé an Séminaire de se charger de Tentretien de son fils, M. de Saint-Ferréol, supérieur, lui répondit : « Nous ne sommes plus sur le pied de nous charger de Tentretien des enfants. . . Cependant, nous en avions un de la Guadeloupe qui payait 350 livres par an ce qui comprenait tout, même les livTes, nous pourrions faire de même pour le vôtre '. •

Quelques années plus tard, le prix de la pension était porté à 200 livres, puis à 25a Guillaume Estèbe donnait 200 livres pour son fils Etienne, en 1746, et 250 livres les années suivantes.

Noos Tavons dit plus haut, les parents pauvres payaient

I. Areàhm dm Sèmimmir* éê QmHêe, s. Artkivts dm Shmimmire.-^iÀxtm dt 1 3. nid.

comme ils le ponvaient, soit en nature, soh par levr travail, soit encore en bonnes paroles.

Le 9 mai 1707, le procureur écrivait au Brouillard: « Le fils de M. Dusablé est entré aujourd'hui au Petit Séminaire et nous devons le garder, nourrir et entretenir pour ses bardes et paye de cadet *, et outre cela Madame sa mère a promis de payer cet automne prochain, la somme de trente livres pour ses premiers habits de séminariste et même si elle touche quelque chose de Fraace de faire quelque chose de plus '. »

Quelques jours plus tard, le 20 mai, la veuve Trépagny s'engageait envers M. de Maizerets à payer à Tavenir, chaque année, pour la pension et entretien de son fils Louis, qui était pensionnaire au Petit Séminaire, • la somme de 50 francs pour toutes choses, lui faisant grâce du reste».. . et le procureur ajoute : « et comme la première année de la pension de son dit fils est échue, elle prie que Ton ne la presse point et que Ton lui donne même jusqu'à cet automne pour payer les cinquante francs échus, ce que M. de Maizerets lui a accordé ". »

Le 9 octobre de la même année, on s'engage à pa3rer pour le petit Pilet, quatre cents de foin et sa grand'mère promet donner, durant son vivant, un cent de foin de plus ^

Le prix de la pension, assez souvent, était plus élevé la

I. Non* a* poavoos dire qncOe était la paj^ d*na cadet ts 1701. mate tlU était de 51 livret par aa ea i7S0w {,Artkiv€% dm Sémimsùne, Sê^it^ éëtAé ht, de Jaoqnee Viger.)

s. Livra d4 tompUs.

y nié.

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