‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 215 sur 233 · I. BBTinm aoo lims da · texte numérisé non relu

I. BBTinm aoo lims da

a. ^nà. et iïtris, a* léric, toi X,

S. 4Êtvàimi dm Sémimh^r

432 L'iNSTRCCnON AU CANADA

mais il n*est pas juste que, par cette crainte, vous vous abîmiez. Peut-être que les parents qui abusent un peu trop de votre bonté feront des efforts, et, supposé que Tétat de leurH affaires ne leur permtt pas de rien faire, il vaut mieux les contrisler un peu que de vous ruiner '. * Sages conseils que Ton semble avoir mis en pratique, au moins durant quelques années. Au reste, à partir de 1680, le Séminaire avait. pour Taider, les huit pensions fondées par M'' de Laval. Il est vrai que cette obligation ne devait prendre effet, suivant le contrat, qu'après la mort de Tévéque, mais le Séminaire, par reconnaissance, voulut la remplir du vivant même du donateur.

On s'est demandé peut-être ce que coûtait la vie à cette époque, en 1705 par exemple. Cette année-là, la farine valait 40 sols le minot, les pois 35, les fèves 36, les œufs 6 sols la douzaine, le lard et le beurre 8 sols la, livre. Un chapon se payait 10 sols, une dinde 20 et une douzaine de tourtes 8 à 10 sols '.

L'habillement coûtait assez cher à cause des frais de transport, mais la façon revenait à peu de chose. Des tailleurs, des cordonniers attachés à la maison se conten* taient d'un salaire de 200 à 300 livres par année. Les Sœurs données s'employaient à la couture et au raccommodage, et lorsque l'ouvrage pressait trop, on s'adressait aux Sœurs de la Congrégation qui, pour quelques sons, confectionnaient capots d'écoliers et tapabords, chausses et caleçons, mitaines et souliers sauvages.

t. Artkivêt eu Sémimmirt.

t. Nom TavoM dé^ dit. U fallait vingt tolfl on toot poui faire livrt

LE PKTIT sélfTXATBB DK nrélKt:

Le Séminaire payait au icriuicr uc r^aïui-.Suchcl, pour le blanchbsage de chaque élève, 8 à lo livres par année.

Un ou deux médacina faiaaiest le service de la maison ; nommons entre autres: Gervals Bcandoin, J.*B. Lajos, Jean-Prançois Gautier et Antoine Briault Lenrs appoin* tements, à Torigine, étaient de loo livres par an ; ils s*élevèient pins tard à 150 et même à 200 livres.

Les drogues et médicaments se payaient à part : 00 se les procurait généralement au Collège des Jésuites où Tun éaa Frères tenait une pharmacie *. Nous avons rencontré ainsi les noms du Frère Vitry, en 1675, et du Frère Broussat, de 1693 ^ 170a Ce dernier mourut « le jo avril 171 1 de la maladie du pourpre qu*il avait contractée en soignant les malades > '.

Jusqu'au commencement du XVIII* siècle peut-être, 00 achetait les livres au Collège. A partir de cette époque, le Séminaire les fit venir lui-même de France. Pour donner une idée de ce que coûtaient les ouvrages classiques, vers le milieu du XVIII* siècle, nous transcrivons ici une liste de livres que M. de Miniac déposait, en 1738, au magaain du Petit Séminaire, pour y être vendus

Apparatus français Dictionnaire latin Rudimenta . . .

Prosodie . . .

Phèdre .

Qninte-Curse .

4 livres 6 "

20 sols

s. BromiiUré, Artàives ém ShmtÊtsirt.

Virgile 25 sols

Horace . . 25 "

Epitres familières de Cicéron . . 45 **

Discours de Cicéron 15 "

Rhétorique de Jouvency ... 40 "

Appendix 20 **

Particules 15 '*

Le papier écolier se vendait généralement 15 sols la main.

En voilà assez pour que le lecteur puisse se faire une idée, au moins approximative, de ce que coûtait la vie d*un écolier du Séminaire.

En ce temps-là, comme aujourd'hui, il y avait des congés, grands et petits. « Lorsqu'il y a congé tout le long du jour, dit le Règlement, il n'y a qu'une heure d*étude d'obligation qui sera ordinairement le matin, après la prière. On dit le chapelet à six heures du soir. •

Nous ne pouvons dire si les grands congés de aeniaiiie commençaient en mai comme aujourd'hui, mais il est certain qu'il y en avait à certaines fêtes, anniversaires ou visites extraordinaires.

On lit dans V Histoire des Ursulines de Québec : « Après l'incendie du monastère, en 1686, les Ursulines passèrent trois semaines à l'Hôtel-Dieu. En revenant, elles firent quelques visites. Après avoir visité le Séminaire, depuis le grenier jusque dans les caves, elles furent conduites an Petit Séminaire où l'on donna en leur honneur grand congé aux écoliers ^ »

Page 1