‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 216 sur 233 · I. Im Ursmiwés dt Què^, vol. I, p · texte numérisé non relu

I. Im Ursmiwés dt Què^, vol. I, p

LX PETIT SÉVnt AIRR DE OrtBEC 455

Il est bien probable qu'il y avait (.uti|;c tout le loti}; do jour à U fête de M" de Laval et du supérieur, ainsi qn*à l'anivée d*un nonvean gonvernenr, etc. Vers 1750, M" de POQtbriand accorda deux 00 trois Joan de congé à Tocca» «on de Tanniversaire de son aacre. Il s*éleva même nne petite difficulté à ce propoa entre Tévêque, les Jésuites et le Séminaire '.

Le petit congé n'exemptait pas de la classe du matin, mais de toute étude le reste de la journée. Vers quatre heures, on prenait la collation.

Poor les récréations et les congés ordinaires, les enfants avaient à leur disposition Tenclos du Séminaire occupé aujourd'hui par l'Université, le jardin, le Grand Séminaire, etc; il leur était aussi permis de faire, sous la conduite d'un maître, quelques promenades en ville ou dans les environs. Durant la belle saison, ils allaient passer totis les grands congés à la campagne. M' de Laval et les direo> teurs du Séminaire n'avaient pas été lents à comprendre qu'il serait bon d'envoyer, de temps en temps, les enfants en dehors de la ville, pour y respirer le grand air, prendre leurs ébats dans les champs, se fatiguer le corps pour mieux se reposer l'esprit.

Dans ce but, le a6 avril 1678, moins de dix ans apiès la fondation, le Séminaire avait acheté de Charles Legardeur, le fief de Saint-Michel, borné d'un c^é aux terres de Sillery et de l'autre à celles de Coulonge, avec maison et dépeo-

cU l'évêquc éUit le 7 avril. Dasa une lettre an Msr de PootlmAïul dit qu'on a cboui le aardi p( Jmdi Mt fête et le vvadrtdi fUt dt dévolioa dMB l«|4nitw.

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dances, pour la somme de 2300 livres '. 1^ maison éuit déjà assez ancienne, puisquVn 1705 elle tombait en ruines'. En tout cas, avant 1688, on envoyait à Saint-Michel les •éminaristes et les écoliers, ce qui fut continué jusqu'à la fin de la domination française. M. Jacrau écrivait en effet à Cramahé, en 1762, au sujet de cette propriété : «Elle sert pour la promenade des étudiants du Séminaire, les jours de congé ". •

C'était, si nous pouvons nous exprimer ainsi, le Maizerets de ce temps-là \

Anciennement et jusqu'en 1727, les vacances prises en commun, pour les pensionnaires du moins, étaient obligatoires et il fallait des raisons de santé, très graves, approuvées par le médecin pour qu'on permit à un élève de les aller passer dans sa famille. Mais durant ces longs jours consacrés au repos, les communautés ne pouvaient convenablement demeurer au Séminaire. M* de Laval, qui aimait ses enfants, qui s'intéressait à leur bien-être, ne pouvait manquer de leur trouver un lieu propice où ib pourraient tout à la fois se reposer de l'étude et être à l'abri des dangers du monde.

L*établissement du Cap-Tourmente lui parut réunir toutes

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