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4. La ferme de la Cananlière (Maizerett) fut achetée par le Séminairt en 1705. La maiaoo Saint-Michel ayant été endommagée en i7S9Ct Teadne dans la suite, fnt remplacée comme lien de congés par la maison de la Canardière. Cette dernière, incendiée par les Américains, en 1776. fnt rebâtie mieux qu'auparavant {lyarnscriptû) . Cette ferme ne porte le nom dt llaiaMrets qoe depuis 1854. Ce sont les écoliers du temps qui foi
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les conditions. Là, en effet, sous les regards de leur direoteur et de leurs maîtres, en compagnie des prêtres de la maison, les enfants pourraient, tout en se récréant, consa* crer quelques heures à Tétude, chaque semaine, s*exercef aux travaux manuels, en un mot, mêler Tutile à Tagréalile.
Avant 1667, les fermes d*en haut et d*en bas du Cap- Tourmente, comme on disait alors, étaient ouvertes. Sur la ferme d*en haut s*élevait une grande maison en pierre, à deux étages avec cave et grenier. En donnant cette terre à bail en 1667, M" de Laval s*éuit réservé Tusage de la moitié du premier étage, de la cave et du grenier et de tout le second étage. Sur la ferme d*en bas ou petite ferme, il y avait aussi une maison spacieuse dans laquelle se trouvait une chapelle domestique. Il était donc facile d*installer, pour le temps des vacances, dans Tune ou l'autre de ces habitations, les élèves du Grand et do Petit Séminaire. C'est ce que Ton fit dès les premiers temps. M. Bédard écrivait dans les Transcripta : • On ne peut douter que c'était un usage du Séminaire depuis sa fondation d>nvoyer ses pensionnaires à Saint- Joachim. • En 1685, M" de Laval disait dans une lettre qu'à l'époque de la cueillette du houblon, « les enfants étaient en vacances au Cap-Tourmente •.
Les vacances s'ouvraient généralement le 15 août pour se terminer le x*' octobre. Ce n'est qu'entre 1840 et i8y> que ces dates furent changées.
Deux ou trois jours après la fin de l'année scolaire, tout était prêt pour le départ Le trajet se faisait d'ordinaire par eau, sur l'un des bateaux du Séminaire : Saimi^FamtUe^ Saint-Jean- Baptiste^ ou Marié. Si le bateau était engagé
ailleurs, on louait une chaloupe, et le voyage, pour toute la communauté, coûtait 15 livres.
Bien agréable devait être cette descente à Saint-Joachim, par un beau temps, avec une bonne brise et sous la conduite d'un capitaine expérimenté. On causait, on riait, on admirait la belle nature, et en passant devant les églises de la côte on saluait, par un chant pieux, les titulaires ou patrons de chacune déciles.
Une fois rendue au Cap-Tourmente, la troupe joyeuse, composée de séminaristes et d'écoliers, se divisait en deux groupes. Pendant que ces derniers se rendaient à la petite ferme, les séminaristes et les philosophes se dirigeaient vers la ferme d>n haut. On le voit, il n*est nullement question du Petit-Cap, ni du Château-Bellevuedont la construction ne remonte qu'à 1778. Des documents aussi nombreux que catégoriques prouvent clairement que les élèves du Petit Séminaire passaient leurs vacances à la petite ferme, tandis que les théologiens et les philosophes allaient à la grande ferme et cela jusqu'en 1747 au moins *. D'ailleurs, la chose est facile à expliquer. La maison de la grande ferme était spacieuse, sans doute, mais elle était bien remplie d^ Outre un personnel assez nombreux de contre-maîtres, de donnés et d'engagés, hommes et femmes, on devait y loger toute l' École des Arts et Métiers, avec les maîtres ou professeurs et les enfants qui, certaines années, étaient au nombre de trente à quarante. Il ne faut pas oublier non
I. M. PcUct. proctireor du Sémiiudre. dit quelque part, ca 1748. q«t • iM fMiiiBH àm éooltofft M toat loi^}oort pméw à la pttilt féraw •. A« rwla, l«t complM d« twmm aoat là pour prouver que ce que est vrai.
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pins qa'à partir de 1686, le curé de Saînt-JcMichim, qa*U fût directeur des fermes ou non, avait ses appartements à la grande ferme près de laquelle s*élevait Téglise parois» sUle.
On comprend maintenant qu li n aurait pas été facile d'ajouter, même pour un mois, cinquante, soixante et parfois quatre-vingts écoliers, au petit monde qui vivait là.
A Saint-Joachim, durant les vacances, les élèves part^ gcftient leur temps entre la prière et Tétude, les travaux manuels et les récréations.
Que la piété ait été mise au premier rang dans le règl^ ment des vacances, la chose ne peut faire de doute. Entendre'la messe, réciter chaque jour le petit office de rim« maculée Conception et le chapelet, visiter le Saint Sacie* ment, recevoir régulièrement les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, voilà ce que devait pratiquer un bon écolier, non seulement au Séminaire, mais encore pendant les vacances.
Quelques heures d*étude, chaque semaine, ne paraissaient pas de trop en ce temps-UL Elles étaient employées par rélève à s'entretenir dans les connaissances acquises durant Tannée scolaire et à s'acquitter du devoir des va* cances que les Jésuites avaient l'iiabitude de donner à leurs âèves.
Noos n*avona pu retrouver, il est vrai, le règlement des vscances qui éuit en vigueur au Cap>Tourmente sons te régime français ; mais nous en avons un qui date des pc^ miers temps de la domination anglaise et qui n'est peutêtre qu'une copie de l'ancien.
• Les écoliers, y est-il dit, n*ont point d*étude les huit
premiers et les huit derniers jours des vacances. Les autres jours, excepté le Dimanche, le Mardi et le Jeudi, il y aura une étude qui ne doit pas être moindre de deux heures par jour, soit qu'on fasse moitié le matin et moitié le soir. On pourrait encore faire Tétude certains jours de congé où il ferait mauvais temps pour qu^un autre jour qui serait jour d'étude on pût profiter du beau temps qu'il ferait Item, s'il y avait quelque projet de campagne au Lac; on doit par avance avoir fait l'étude qu'on ferait ce jour de campagne extraordinaire ^>
Le reste du temps était consacré aux travaux des champs, à l'École des Arts et Métiers, et aux amusements de toutes sortes. Les excursions sur Tune ou Tautre ferme, à tfavers les bois, dans la montagne ou sur le fleuve, étaient fréquentes. La chasse et la pêche étaient aussi en grande vogue. Dans les comptes de la petite ferme, durant les mois d'août et de septembre, il y a toujours un ou plusieurs items pour la pou* dre, le plomb ou les hameçons fourub aux écoliers en vacances. Les écoliers pouvaient s'en donner à cœur joie sur les battures de Saint-Joachim où se rencontraient en quantité canards, outardes, etc. Ceux qui aimaient les émotions plus vives, les grands élèves surtout, étaient sûrs de les trouver en poursuivant le caribou, l'orignal, l'ours, etc. Quant aux pacifiques et aux patients, la pêche leur procurait des distractions moins mouvementées mais encore agréables.
La truite abondait au lac Saintjoachim et dans les petites rivières du Cap-Tourmente, tandis qu'au fleuve»
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on pouvait pêcher Tanguille, le bar, le poittoo bUoc, etc Voilà comment le pAisaient les gnmdet vacances à Saint- Joachim. Là devaient se rencontrer non seulement les maîtres et les élèves, mais aussi parfois les prêtres et les supérieurs de la maison. Les de Bemières, les de Maizerets, les Vallier, les Villars y ont certainement séjourné quelque temps. Le vénéré fondateur M'' de Laval, a dû passer quel* ques parties de vacances au Cap-Tourmente, pour s*y reposer, avec ses chers enfants, des fatigues et des travaux sans nombre que lui imposait son ministère épiscopal, et nous aimons à penser, qu*avec les écoliers, il a parcouru ces champs, gravi ces coteaux, exploré ces bois qu*il n*avait acquis que pour assurer Texistence et le développement d*une œuvre qui lui fut chère entre toutes, c*est-à-dire son Séminaire. Celui-ci possède encore en toute propriété la plus grande partie de ces belles fermes que lui svait léguées son vénéré fondateur. Les monuments de pierre élevés |Mir M*' de Laval à Saint-Joachim : le manoir, PÉcole des Arts et Métiers, relise paroissiale sont disparus depuis longtemps, mais le souvenir des vertus et des bienfaits da grand évêque vit encore et vivra toujours, nous Tespérons, au cœur de ceux à qui la Providence a confié et confiera le soin de continuer son œuvre.
On a pu le constater par ce qui précède, le Mt du Sémi« naire, au point de vue de Pinslruction, fut assez restreint Le but des fondateurs n*était autre que de former les enfants à la piété et à la vertu ; de développer en eux les qualités du cœur et de Tesprit, de corriger leurs défauts, en un mot de les élever. S*ils ont réusai à donner, soit à TEglise soit
 la patrie, des saints prêtres, des missionnaires zélés, des hommes de principe et de caractère, des citoyens utiles toujours, leur œuvre a été assez belle et assez grande par «lle-méme pour qu'il ne soit pas néoeasaire d*en faire Téloge.