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Le pensionnat du Châtean-Richer fut fermé en 1705. Lea représentations du Séminaire de Paris et le second incendie du Séminaire de Québec contribuèrent pour beaucoup à cette fermeture. M. Nicolas Boucher fut envoyé à TAncienne-Lorette. M. Gaultier et un mattre d*écolc restèrent seuls charges de rétablissement '. D'après un mémoire de M. Jacrau, de 1 750, on cessa d*y enseigner le latin vers 1710'.
En 1704, la maison d*école du Château-Richer ayant besoin de réparation, les habitants de Beaupré firent des quêtes sur toute la côte à cette fin, et, dans une assemblée spéciale, ils déclarèrent qu*en agissant ainsi ils avaient en vue, non pas de bâtir un presbytère, comme quelques-uns voulaient le faire croire, mais d*aider M" de Laval • à mettre la maison seigneuriale en état d^ f^^ire les petites écoles • '.
Cette démarche des habitants de Beaupré est toute à leur honneur ; elle mérite d'être notée parce qu'elle fait bien voir que malgré leur pauvreté, les colons savaient au besoin faire des sacrifices pour procurer à leurs enfants le bienfait de l'éducation et de l'instniction.
M. l'abbé T.-L. Bédard, transcrivant le vieux manuscrit que nous avons déjà cité, mettait en note à la date de 1695 • • Une partie des écoliers de cette année et des années suivantes durent les commencements de leur éducation à M. Boucher, curé de la Pointe-de-Lévy, qui établit chez lui une école renommée et fréquentée. »
I. iMirt de M. de lfaiwr«tt, 1709. y^rcà. dm Sém. t. ^rtàiPtt ëm SèmimmirÊ,
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Les AnmaUs du Petit Séminaire mentionnent en effet nn certain nombre d'élèves qui, après avoir passé un tempa plus ou moins long chez le curé de la Pointe^e-I^vy, en« traient au Séminaire pour y continuer leur cours. Tous savaient lire et écrire ; quelques-uns même avaient un commencement de latin.
Le premier nom qui apparaît sur nos registres est celui de Louis Comporté ; envoyé chez M. Boucher en octobre 1694, cet élève en revint un an après.
Louis Mercier, plus tard curé de Beauniont, entré au Séminaire en 1695, venait lui aussi « de chez M. Boucher où il avait appris à lire et à écrire >.
De 1696 à 1700, deux élèves seulement sont inscrits comme sortant de Técole de la Pointe-de-Lévy. Mais en 1701, on en compte cinq: Jean Petit, des Trois- Rivières 10 ans ; Pierre Martel, de Lévy, x x ans ; François-Marie Lalande, 10 ans ; François Brouague, 9 ans, et Jean-Daniel Pachot, 7 ans, ces trois derniers de Québec. Tous, en entrant au Séminaire, savaient lire et écrire. Lalande et Brouague avaient un commencement de latin, et Martel pouvait faire des thèmes.
Duvernay, arrivé au Séminaire en 170a, Pierre Jacques Denys et Louis Grandpré, entrés en 1704, venant tous trois de la même école, avaient aussi nn petit commencement de latin \
Après cette date, il n*est plus question dans nos Amm^Us de récole de M. Boucher. Bile avait fourni dans Tespace de dix ans, 1694-1704, douze élèves au Petit Séminaire.