‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 33 sur 233 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

teOLBS DES GARÇON*^ X ur^vTVKAî.

Petit oombra dc« enfants à Mootfénl uans les Gommcnccmcnu — BcoU ■Ute de Ifarfoerite Bomfoyt.^L— Solpickat ouvrent une école poariMgafçoat; Tabbé Sooart premier maître d'éooU à ICoatiénl.» 8m ■ncctMturi joaqn'en 1686.— AModation des dtojrcas d« VttWmarie pour les éoolsa de cette ville. 1686.1693.— Les Solpiciens reprennent la directioB des écoles.— Un règlement de l'évèque — Institnteors employés par les Solpiciens.

Sous le rapport de Tinstruction élémentaire, les garçons de la région de Montréal n'eurent rien à envier à ceux du district de Québec Là comme ici, des écoles furent éUblies de bonne heure et dans la ville et dans les paroisses environnantes. Tandis que les Pères Jésuites, Tévéque, le Séminaire et quelques particuliers se chargeaient d'instruire ou de faire instruire la jeunesse à Québec, les Sulpiciens entreprenaient la même tâche à Montréal. Les collaborateurs ne leur firent pas défaut et la communauté des Frères Charon, encouragée par eux, soutenue par les fa\'eaf9

I. Jacqoas Viger. le bénédictin dn CnMda. a laissé, dans m SëàrtéUteàe, na préds hialoriqM des petites éoolaa <|tla paroiMS de MoniréaL Kons y avoos pidsé laf|9Bent. On noas a tmd sigaalé na travail de l'abbé Varrwo, sur le même rajet ; mais aoM a'avoss pn le imUmixi' Bb revaadM, aoas svoas rscoeilli dans sm papjin na certain mombfàÊ MiM qw aoBs ntilisenmt ici. A Ions les àmÊM mam rsnioyoos le mérite qni l«nr revient.

royales, put aussi, pendant quelques années, non seulement maintenir une école à Montréal, mais encore fournir des maîtres aux campagnes des environs.

La première école régulière de Ville-Marie s'ouvrit en 1657, par les soins de Marguerite Bourgeoys. Les enfants y étaient peu nombreux. L'abbé Paillon fait remarquer * que, dans les premières années qui suivirent la fondation de Montréal, on avait eu soin de n'envoyer là que des céli* bataires. Il s'y fit pourtant quelques mariages, mais tous les enfants moururent en bas âge. « On a été environ huit ans, écrivait la Sœur Bourgeoys, sans pouvoir garder d'enfants à Montréal, ce qui donnait bonne espérance, puisque Dieu prenait les prémices. La première qui est restée vivante est Jeanne Loysel que l'on me donna à quatre ans et demi . . . Jean Desroches est venu après Jeanne Loysel •. »

S'il est vrai qu'en 1650 il n'y avait pas d'enfants à Montréal, ceux qui, en 1657, étaient en âge de fréquenter les classes devaient être peu nombreux. Quoi qu'il en soit, cette année-là, M. de Maisonneuve donna à la Sœur Bourgeoys une étable de pierre qu'elle transforma en maison d'école, « J'y entrai, dit-elle, le jour de Sainte-Catherine, (25 novembre 1657). • • «^ ^^ J^ tâchai de recorder le peu de filles et de garçons capables d'apprendre '. •

Malgré sa bonne volonté, Marguerite Bourgeo>'S ne pouvait tenir bien longtemps cette école mixte, et elle dut bientôt abandonner la classe des garçons pour se consacrer

I. Ki# dt im Sçtur Bowgtays, etc. nnt nom d'anttor, mail et VtàJbé HaUloo. ViHmuHe. |8S3. vol. I. p. 7S.

t. Ibié.

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