‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 39 sur 233 · BéUs et OrJommmmes, éd. de 1854. vol. I. p. 17t · texte numérisé non relu

BéUs et OrJommmmes, éd. de 1854. vol. I. p. 17t

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Le 15 avril 1694, à la demande de M" de Saint- Vallier, de MM. de Frontenac et de Chanipigny, des lettres patentes étaient données à certains particuliers de Montréal, leur permettant de fonder- un hôpital « pour retirer les pauvres enfants orphelins, estropiés, vieillards, etc. . . . faire prendre des métiers aux dits enfants et leur donner la meilleure éducation que faire se pourra » K

A côté de rhôpital, ou plutôt, dans Thôpital même, s*ouvrit donc une école pour les orphelins à qui on enseigna la lecture, récriture et le calcul, en attendant qu'on pût les appliquer à des métiers. En 1699, le roi accordait de nouvelles lettres patentes permettant d'établir des manufactures d*arts et métiers dans « la maison et enclos des Frères Hospitaliers de Montréal » \

Pour compléter la ressemblance de cet établissement avec celui de Saint-Joachim, il n'y manquait plus qu'une école normale. Nous allons voir le frère Charon essayer de rétablir ».

« Touché, dit Faillon, de l'ignorance où vivaient les

I. £difs et Ordonnances, p. 377. Le 31 août 169a, Mi^ de Saint- V«llicr, (le concert avec le gouverneur et l'intendant, avait donné permiiaion à Vt% Charon d'établir une maiaon de charité à Mootréal. Lea lettres du roi, en 1694. ne faisaient que transformer cette première institution en hôpital régulier.

9. .-îrckives dis Sirurs Grises de Montréal. (Note de J. Viger.) 3. Le frère Charon qui était en France en 1699, avait obtenn nne gratification de luoo livres. Le 9 juin 1700, les Directeurs dn Séminaire de Paris écrivaient à ceux du Séminaire de Québec : • Nous avons servi de notre mieux M. Charon. Le roi lui a donné 1000 livret pour son hôpital. 11 nous paraît qu'il s'en retourne content de noua. Nous lui avons offert un ou deux sujets pour en faire des mattres d'école, mais M. Trvmbhiy et loi. ont craint qoe M. l'évèque de Québec n'en voulût faire des prêtres et nous ne les en jngeons pas capables. - {.-irekivti du .V/-

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jeunes gfarçons ac la piupari ac5 vuiagcs, u conçut le dessetit de former pour eux des maîtres d*écoIe *. • D*apr^ le même auteur, plusieurs prêtres du Séminaire de Montrai, curés dans les environs, désiraient atissi avoir des frères pour l'instruction des garçons. L'intendant Raudot était lui-même en faveur du projet, et le lo novembre 1707, il eu écrivit au ministre.

Dans cette lettre où les couleurs sont poussées au noir, il commence par se plaindre de la faiblesse des parents qui, par une folle tendresse, élèvent mal leurs garçons, négligent de les corriger et de leur former Phunieur. • Comme il n'y a point ici de maîtres d'école, dit-il, leurs enfants demeurent toujours avec eux et en croissant, comme ils n'ont point de discipline, ils se font un caractère dur et féroce. . . »

Puis, après avoir avoir assuré le ministre qu'il a fait de son mieux pour retirer les enfants de cette barbarie, l'in* tendant continue :

« Il me parait. Monseigneur, qu'il faudrait prendre la chose de plus loin et les corriger de cette humeur dans le temps qu'il sont capables de discipline et pour cela établir des maîtres d'école dans toutes les cdtes, qui outre l'instruction qu'ils leur donneraient leur apprendraient de bonne heure à être soumis. Par le grand fruit que font les Sœurs de la Congrégation à l'égard des filles, nous pouvons juger de celui que produiraient les maîtres d'école à l'égard des garçons. Le Sieur Charon qui par son institut est engagé i instruire la jeunesse en ayant actuellement en penstoo chez Ini, s'applique aussi à former des sujets propres pour

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