I. ViêéeS^mr Bpmrieoft, vol. II. p
ces sortes d'emplois de concert avec quelques curés de ce pays qui, par quelques secours qui leur viennent de France, oa se retranchant une partie de ce quMls tirent de leurs cures, sont résolus de prendre un de ces sujets. La maison du dit Sieur Charon serait propre pour les élèves, mais elle n*a pas de revenus suffisamment pour cela, à moins que Sa Majesté ne voulût lui donner quelques secours et en cas que cette dépense lui fût agréable et qu'elle la crût telle pour le pays, elle ne pourrait pas le faire à meilleur marché qu'en se servant du dit Sieur Charon lequel se chargerait d'élever dans sa maison des sujets propres pour les écoles, en ajoutant deux mille livres aux mille livres que Sa Majesté leur donne. Cette dépense, M**, me paraît bien petite par rapport aux grands profits que ce pays en retirerait et il me semble qu'on pourrait ajouter une condition aux offres qu'il fait qui serait qu'il donnerait Cent livres à chaque sujet qu'il aurait formés dans sa maison lorsqu'on l'établi > rait dans une autre K •
Cette citation un peu longue, nous a paru si importante que nous n'avons pas voulu l'abréger. Elle sert à démontrer d'abord que les autorités civiles au Canada ne se désintéressaient pas tout à fait de l'éducation de la jeunesse, et elle fournit ensuite la preuve que dès les premières années du XVIII* siècle, Montréal avait, pratiquement du moins, pour les garçons, une école normale qui n'avait besoin que d'être aidée et perfectionnée.
Le ministre ne voulant pas, sans doute, s'engager à l'aveugle, écrivit à Raudot, le 6 juin 1708, de « rinformet