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la INTRODUCTION
diocèies; c*était celui de presque toute la province, comme il est constaté par des documents tirés non seulement de l'archevêché de Rouen, mais encore de plusieurs évéchés, comme Coutances et Avranches et de toute la partie comprise aujourd'hui dans les départements du Calvados et de rOme >.
Dans la Picardie, T Ile-de-France, l'Artois, la Flandre française, il y avait de nombreuses écoles '.
La Champagne était assez bien partagée sous le rapport de l'instruction primaire. Entre 1724 et 1732, on comptait, dans le seul diocèse de Ch&lons-sur-Mame, 235 écoles pour 319 paroisses '.
A l'époque de la Révolution, il y avait en moyenne une école par paroisse, dans le diocèse de Reims, et presqu'antant dans celui de Meaux^ dans l'Aube et la Haute-Marne.
Le conventionnel Grégoire, peu suspect de partialité pour l'ancien régime, écrivait en 1790 au sujet de l'instruction publique dans la Haute-Marne, la Haute-Savoie, les Vosges, la Meurthe, le Haut et le Bas-Rhin, le Doubs, faisant alors partie des provinces de Champagne, Lorraine et Franche Comté : « Il y a neuf ou dix ans que dans chacun des départements sus-mention nés, chaque commune avait un maître et souvent une maîtresse d'école. La méthode d'enseignement était bonne, surtout dans les Voages et la Meurthe. De toutes parts on stimulait le zèle det parents, on excitait l'émulation. Tout cela n'est plus ; la penécation a tout détniit. LSgnorance menace d'envahir
> ibié, p^ 59 et taiv.
INTRODUCTIOlf
les camiMignes, les villes même, avec tous les flésux qui en sont la suite. On a beaucoup raisonné et déraisonné sur rétablissement des écoles primaires, et les écoles primaires sont encore à naître '. >
Les recherches faites et publiées par MM. Mag^olo et Schmidt ont prouvé que Gré^^oire n*avait rien exagéré '.
La Bourgogne, la Savoie, le Dauphiné, la Provence, le Languedoc, etc, comptaient de nombreuses écoles avant la Révolution.
On ne pourrait en dire autant de la Gascogne, du Poitou, du Limousin et de la Marche, où Téducation fut peut-être moins répandue qu*ailleurs, si on en juge par les statistiques connues avant 1881. Mais en revanche, le Berr>', POrléanais, la Marne, le Perche, 1* Anjou avaient tous, leurs institutions scolaires assez nombreuses '.
Dans la Saintonge et TAunis, « il y avait plus d'écoles qa*on ne croit, écrit M. Audiat, notamment à Larochelle, en 1689 ; j*ai la liste des écoles, le nom des maîtres et le total des élèves; il y avait beaucoup plus de maîtres, beaucoup plus d*écoles qu*en 1873. Quant à la population scolaire, elle était certainement aussi forte qu'aujourd'hui, toute proportion gardée • *.
Au nombre des provinces amies de l'éducation se trouvait encore la Bretagne. Un règlement scolaire du commencement du XVII' siècle (i6i;i-i62o) porte que • le»
I. Oburvctioms smr rHai ëctméi de timsirmiiom ^mbiifmf, de., pttt»lié en 1876. claot le CûhmH kisiarifuê et dté pv AUaia. ^ 7^ a. AtUin. o^. cit.* p. 69.