Cité par Failloo. Vie et U Sarmr Bouritcyt. II. p
loo l'instruction au canada
dreuil et Bégon, qui n'avaient plus qu*à accepter le fait accompli, écrivirent, le 26 octobre de cette année, qu* « ils tiendront la main à ce que le nombre des maîtres d*école. . . soit toujours complet ainsi qu'il Test à présent • '.
L*abbé Paillon, à qui nous avons emprunté une partie des détails qui précèdent, nous fait connaître les écoles ouvertes en 1721 ainsi que les Frères qui les dirigeaient Nous citons : « Celle de Thôpital-général dirigée par le frère Dumoire; celle de la Pointe-aux-Trembles, par le frère Jeantot ; Técole de Boucherville, par le frère Pillard ; celle de Ivongueuil, par le frère Simonnet de la Croix; la cinquième, à Batiscan, par le frère Datte ; et la sixième, celle -des Trois-Rivières, par le frère Lagirardière -. •
Cette liste est bien authentique puisqu'elle est tirée d'une procuration donnée le 22 septembre 1721 au Frère Turcq, par la communauté des Frères Hospitaliers. Cependant, quelques jours après, le 4 octobre, M. de Ramezay, gouverneur de Montréal, écrivait au Conseil de Marine : • Je crois être obligé d'informer le Conseil qu'ils (les Frères Chaxon) ne remplissent aucunement leurs devoirs ni pour Pinstmction des enfants, ni pour soigner les onze vieillards qui sont dans cet hôpital ...» Un peu plus loin, il disait encore :
I. Jnà. de Paris, vol. II, p. 798.— Le 7 octobre de U Msr (le Saint- Vallier avait écrit ao Conictl pour le remercier det maître* <récolr et lie la gratification de 3000 livres, ajoutant qu'il avait ea l'avantage d'aider A faire et à fonder cet hôpital par le don de ptusicurn petite* reoU» sur rU6tel-de-Ville. (Vol. VII. p. 665.)
a. yii dt U S9mr Bourgeoys, II, p. 969.
Ans rtgiatret dt Boudierville. on tronve plnaicnr» foia. de 1710 à 17*6. Iw Boma de* Prèfct Louis et Antonin. mattrea d'école et boapitalier». {Ammmairt dt VUte-Mûriê, par Huguet-Latour. a* livraiiOB du voL II. p. 3S. nota.)
PCOLtS DRS Fftkftkft CUARON lOX
• Ils n*instruiseut pas non pins les enfants, n'ayant pas de sujets capables pour cela. Ils sont néanmoins sept frères dans cette communauté dont il nV en a que deux des anciens dont Tun est en mission à la Pointe-aux-Trembles, kt antres ne font rien que de consommer le bien des pau« vres. •
Et, après avoir affirmé que ces professeurs sont sans science, sans mœurs et sans discipline, le gouverneur ajoute: • Il y en a trois de ceux que M. Charon avait ame« nés qui ont quitté cette Communauté. Ceux qui restent ne valent guère mieux. Il a*y en a que deux de ces nouveauvenus qui sont actuellement dans les paroisses, lesquels subsistent sans avoir part aux mille écus que le Conseil leur fait accorder par Sa Majesté. On m*assure qu'ils sont dans le dessein d*en mettre encore quelques-uns dans les paroisses. Il serait à souhaiter qu'ils y fussent tous. • Et comme conclusion, de Ramezay demandait qu*on donnât aux Religieuses de THÔpiUl, la gratification accordée jusque là aux Frères Charon '.
Cette appréciation n'avait assurément rien de flatteur pour les Frères Hospitaliers; elle nous parait pour le moins exagérée. Si elle était juste, comment le gouverneur et rintendant avaient-ils pu dire, en 1720, que le nombre des six maîtres était au complet? Comment encore aurait-on pu donner dans la procuration dont il a été parlé plus haut ks noms des professeurs et des endroits où ils faisaient la cUttse? Comment, enfin, Vaudreuil et Bégon pouvaient-ils écrire, le 8 octobre 1721, quatre jours après de Ramezay: