‹ L'instruction au Canada sous le régime françaisChapitre 59 sur 233 · H'.itoiieJu Witarimt^ pp. »ll »l »I · texte numérisé non relu

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xi8 l'instruction au canada

On pourrait peut-être en dire autant du Frère Gervais qui, nous Tavons vu, après avoir été Hospitalier, étudiant en théologie, assistant-procureur au Séminaire, devint, par commission du 12 décembre 1739, le notaire Ger%'ais Hodiesne '.

Ceci prouve une fois de plus qu'au Canada on ne faisait que suivre l'exemple de la mère patrie, où, d'après l'abbé Allain, « le régent cumulait quelquefois des fonctions libérales avec l'enseignement. Il était, dit-il encore, greffier ou procureur de la communauté, notaire quelquefois, et souvent, s'il quittait son école, c'était pour acheter quelque office, exercer quelque profession, qui en faisait immédiatement un personnage » •.

Pourquoi n'aurait-on pas fait de même au Canada?

Cette digression sur les notaires-instituteurs ne nous a peut-être pas conduit aussi loin de notre sujet qu'on pourrait le croire. Vers 1700 ^ arrivait aux Trois-Rivières, un notaire maître d'école: Jean-Baptiste Pothier,* dont nous venons de parler. Il ne pratiqua que dix ou douze ans comme notaire en cette ville ; rien ne prouve qu'il ait été en même temps maître d'école, il est vrai, mais Séverin Ameau, l'ancien instituteur, avait alors plus de 80 ans, et qui mieux que Pothier était en état de le remplacer? Ceci cependant, n'est que supposition et nous aimons mieux nous en tenir à des faits certains.

En 1721, le Frère de Lagirardière, de la communauté

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