LES ÉCOLES DE CAMPAGNB AU XVIII* SIÈCLE
A p«rt cerUine* paroÎMca privilégife«. y «vait-tl de* école* cUn* tes cain|MiKBe« f DocmnenUoootradicloiret.^ Les fiU de famille, m«ltres d'éoolc.— Un ptoIcMcnr ambiiUnt admonesté par T Intendant — Ordonnance de Dnpoy. au sujet des petites écoles.— Rainons qui empéchaient l'établissement des écoles.— Une opinion de lliisloriai ( «ameau au snjet de l'instruction des garçons.
Québec, Montréal et les Trois-Rivières ont eu, dès le XVII* siècle, des écoles primaires assez bien organisées, nous Ta vous démontré. Il ressort aussi de notre étude que certaines paroisses privilégiées, à proximité des villes surtout, jouirent du même avantage. Mais peut-on en dire autant des paroisses de campagne en général, même au XVI ir siècle? Y avait-il là des maîtres d'école? En un mot, rinstruction des garçons était-elle répandue parmi le peuple ?
D'abord, il faut le dire, beaucoup de documents nous manquent, qui serviraient à résoudre la question. I)*uo autre côté, ceux que nous connaissons semblent parfois si contradictoires qu'il est difficile de donner une réponse bien précise. Au risque de nous répéter, notis exposerons les uns et les autres.
En 1707, on s'en souvient, l'intendant Raudot, daos une
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lettre topique, affirmait au uiiuistre qu*il n\' avait pas de maîtres, d*école dans les côtes. L'année suivante, il écrit au même, que là où les Sœurs de la Congrégation ne sont pas établies, les enfants n'apprennent rien et ne savent pas lire '. Dix ans plus tard, en 1718, le Roi • informé que les jeunes gens manquaient dMnstruction », consent à accorder 3000 livres pour aider à la formation d'instituteurs pour les campagnes. La même année, Vaudreuil et Bégon conviennent qu'il n*y a pas de maîtres dVcole dans le* paroisses, et en donnent la raison.
Tout cela semble bien prouver que, jusque là du moins, il n*y avait pas eu de maîtres d'école dans les campi^es, et c'était bien, croyons-nous, la règle générale au XVII* siècle et au commencement du XVIII*. Toutefois, les exceptions étaient plus nombreuses que ne le laissent supposer les affirmations de Raudot, de Vaudreuil et de Bégon.
En effet, s'il n'y avait pas d'écoles, et partant pas de maîtres, à quoi bon toutes les ordonnances de l'évêqtie de Québec à ce sujet ? Voyons comme M" de Saint- Vallier est particulier sur ce point.
Eu 1691, avant son départ pour la France, il dit, le 16 février, dans une lettre circulaire adressée à son clergé : • Ne souffrez aucun maître d'école qui ne soit de bonnes mœurs et qui n'ait fait devant vous la profession de foi. Nous ne désirons pas qu'il prenne soin d'instruire les filles» mais seulement les garçons '. » L'évêque répète à peu près la même chose dans les Statuts du quatrième Synode de