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le tiers ou le quart, ce qui ne s^étendra pas jusqu'aux droits pnvemeat curiaux, comme de recevoir la cire, etc • \
Voilà vraiment un luxe inouï de recommandations pour un diocèse où il n'y aurait eu des écoles que dans les villes où les classes étaient tenues par des Frères Jésuites ou par des ecclésiastiques, comme cela se pratiquait aux Séminaires de Québec et de Montréal. On avouera du moins que les curés et missionnaires savaient à quoi s'en tenir quand arrivait un instituteur dans leur paroisse.
Il est certain qu'à l'époque où M" de Saint- Vallier faisait ses ordonnances, et biena vaut, il y avait des maîtres d'école dans certaines paroisses : notaires, fils de famille, professeurs ambulants ou autres, peu importe.
On se souvient de celui de l'île d'Orléans en 1676; de Jean-Baptiste Pothier, à I^achine en 1686, de François La- Bernade, peut-être à l'île d'Orléans en 1673, certainement à Champlain en 1682. On retrouve ce même individu l'année suivante à la Prairie-de-la-Madeleine. Il avait même des pensionnaires, comme on le voit par un acte du 25 mars, dans lequel il s'engage à prendre en pension Jean Jousset, âgé de 6 à 7 ans, à lui enseigner le catéchisme et ensuite, à lire et à écrire, le tout pour la sonnne de 135 livres payables de quartier en quartier \
C'est encore ce même I^prairie ou LaBernade, qui, maître d'école à la Pointe-aux-Trembles, vers 1689, est accusé d'avoir fait un inventaire en l'absence du notaire ^
I. KUuêiAt Mgr cU Saint-ValUcr. p. ST*. a. Noit dt fcn l*abbé VtrrMn.
^OLBS DR CAMPAONK AU XVlIt* SlteUS ItJ
S*n y eut jamais des maîtres ambulants à cette épocjue. certes, LaBernade en était un.
Avons-nous besoin de répéter qu*à la fin du XV'II* siècle et au commencement du XVI 11^ il y avait des écoles à Saint*Joacbim, à Sainte-Foy, au Château- Ricber et à la Poinle^e-Lévy ? Celle que Cavelier de la Salle avait fait construire au fort Frontenac, en 1675 ', était peut-être disparue, mab il y en avait d*autres, et pourtant nous avons entendu Raudot, Vaudreuil et Bégon, le roi lui-même, déclarer qu*il n*y avait point de maîtres dans les campagnes.
Ceci se passait au commencement du XVIII* siècle ; plus tard, les instituteurs devinrent plus nombreux. Outre les Frères que les Hospitaliers de Montréal firent venir de France en différents temps, au nombre de vingt-quatre -, et dont plusieurs firent Técole dans les campagnes, nous avons pu relever quelques autres noms d'instituteurs laïques au XVIII* siècle. Sans parler de ce Jean-Baptiste Tétro que nous avons vu à Boucherville en 17 10, nommons encore: Jean-Bernardin Lesage, maître d*école à Sainte-Anne-de- Beanpré en 1721 '; Etienne Guillemin, à Beauport en *750 *\ Jean-Pierre Roy, à Saint-Antoine de Tilly, avant 1744 * ; Charles Valin, à la Pointe-de-Lévy en 1748 • et Paul Onodor, à LaDurantaye en 1747 ^
I. Rocheinonteix. Im JismiUs H U é\'.-F, m XVih iikie, UI. p. 66, a. Mit h. Tdtu. A#i £vêfttés dé Qmèèet, p. 191.