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qu*étant donné la population, » le tirs classes ne furent jamais considérables ».
Le lecteur sait aussi ce qu*il faut penser des Frères Charon et de leur projet d^établir des maîtres d*école dans les paroisses eu 1728, comme si les Hospitaliers n'avaient pas fourni des instituteurs aux campa^pies, de 17 18 à 17JO au moins et même après.
Quant aux Frères des Kcoles chrétiennes, ils n*ont jamais enseigné au Canada, sous le régime français, que nous sachions. A deux reprises, il est vrai, en 1 7 18 et en 1 737, on tenta de les y faire venir, mais le projet fut abandonné ^ '
Notre historien fait encore remarquer que Téducation des garçons fut abandonnée au clergé, mais il ne fait plus reproche à ce corps, d*avoir considéré Tinstruction primaire comme plus dangereuse qu'utile. A la lumière de documents nouveaux, sans doute, il avait pu constater que non seulement le clergé ne s*oppoaa pas à Téducation du peuple, mais qu*il en porta à peu près seul presque toutes les charges, fondant et établissant des écoles, les entretenant de ses propres deniers, se faisant parfois lui-même maître d*école et cela non seulement dans les villes, mais même dans les campagnes, car, quoi qu*en dise notre auteur, il y
I . An sujet d'nn acted'aMocûtkNi pMté. panUt-il. entre les Fr^m Charon et les Prèm dce Bcolae chréticsMe. voéd ee qn'on lit âmu» un ■»• nnecrit de labbé Bois, dté par Jnoqncs Vigtr : • Deox Prérc» de la Ooetrine chrClicnnc firent It vojrage dt Pianct à Mnotiéal. ponr pmdft une connsiMiBcn exaele daa bécsa et daa émm da rHôpétal fteéinl et apcèa nn examen «éneus ils refnièrent d'aeeapltf rnaion préméditée ef •'en retonmèrent en France. • {SsàfrdÊcàê B.)
Cette Tiaéte an Canada aurait-elle en lien an 1718 on en 1737? Pen importe, il s'agit ici non dee Prèret de la Doctrine chrétienne, mais daa Prères des Boolea chréticnnea.
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eut des écoles de parcHs&cs, et bien urgaiii.sée5, sous le réjçime français.
Mab c*est surtout au gouvernement que Garneau en veut, au gouvernement • qui ne s^occupa jamais lui-même de, ce sujet si important, si vital*! et qui, lui du moins, « considéra toujours Tinstruction du peuple comme plus dangereuse qu*utile à la tranquillité publique*.
Que le gouvernement n'ait pas fait tout ce qu*il aurait pu et dû faire ; qu'en général il se soit reposé sur le clergé du soin de donner Tinstruction aux enfants, comme la chose se passait en France, nous l'admettons volontiers; mais nous ne pouvons conclure, avec Tauteur, que le gouvernement <r se donnait bien de garde de troubler un état de choses qui rendait les colons moins exigeants, moins ambitieux et par conséquent plus faciles à conduire *. L'histoire est là pour prouver que, sans avoir fait beaucoup pour Pin* struction de la jeunesse, les autorités civiles n'y furent pas opposées, bien au contraire. Les lettres de satisfaction et d'encouragement adressées par le roi ou ses ministres, à M" de Laval, à M" de Saint- Vallier, aux Jésuites, aux Hospitaliers, etc., la correspondance échangée sur le même sujet entre la Cour et les autorités du Canada, gouverneurs et intendants, comme Denonville, Vaudreuil, Raudot, Beauhamois, Bégon et Hocquart, seraient la meilleure réponse à ces accusations. Au surplus, les subventions accordées aux communauté enseignantes d'hommes et de femmes font voir que la Cour fit preaqu'autant, proportion gardée, pour rinstruction du peuple, que pour le commerce, l'industrie, k colonisation et parfois même la défenae du paya»
On a trop oublié ce qui se passait dans la mère patrie
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aux mêmef époques, et par suite on eo est venu à reprocher au goux-ernenseut frauçais de n*avoir pas fait pour les colonies ce qu'il ne faisait pas pour la France elle-même: • Le gouvernement ne s*occupa point de Téducation au Canada •, s*écrie Garneau. Mais s'en occupait-il beaucoup en France? Il semble admis, et c'est ce que Ton enseigne de nos jouis en France, qu*avant la Révolution . . . • TEtat se désintéressait à peu près complètement de l'enseignement, et, n'exerçant sur lui qu'un droit de contrôle fort superficiel, se désintéressait aussi de ses moyens dVxistence . . . Les écoles primaires vivaient de fondations, de subventions municipales ou simplement de la générosité des congrégations religieuses qui les tenaient > '.
Nous avons déjà dit quel rôle jouait l'Etat dans l'instruction en France. D'après M. A. Bellée : • Il se bornait à la surveiller, à la diriger et à la régulariser, ce qui, pour beaucoup d'esprits clairvoyants est son véritable rôle • l
Ici, comme en France, le clergé s'étant chargé de fonder des écoles, le gouvernement l'aida non seulement de ses encouragements, de son autorité et de ses conseils, mais encore de ses derniers '.
VoiU en quelques mots ce qui pourra peut-être servir à éclairer quelque peu • la page la plus sombre de notre histoire ••
I. L'abbé OacBol. Hisi. ComUmt^., FfiiiMiilaiii. Puis, id^ p, 15.
a. Cité par AUaïii. Vimsirutiiom primtmirt, etc. ^ 104.
3. Noos dinMM pevt-^tre un joor c« qu'a (ait tt s'a paa lait l« wtmÊfmtL — gjaii pour riaalnKtioa ds pMpW. a« Caaada. dwasl !<• rantc on dnqnaatc ans qui tolrirrat la